Nucléaire: 42% des foyers ont retiré leurs comprimés d’iode

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Plus de 42% des foyers français habitant près d’une centrale nucléaire sont allés retirer en pharmacie leurs comprimés d’iode quatre mois après le début de la distribution préventive de ces boîtes, a annoncé mercredi l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

« C’est plutôt encourageant », a déclaré à l’AFP Alain Delmestre, directeur général de l’ASN, qui « souhaite que la dynamique continue ».

La nouvelle campagne de distribution préventive d’iode, qui a débuté en février, touche 500 communes situées dans un rayon de 10 kilomètres autour des 19 sites nucléaires d’EDF.

Elle concerne 427.000 foyers mais aussi 70.000 établissements recevant du public (écoles, entreprises, commerces…).

Globalement, le taux de retrait est pour le moment de 40,2% (particuliers, écoles, entreprises recevant du public).

Depuis février, plus de 172.480 particuliers sont allés en pharmacie pour retirer leurs comprimés (182.860 boîtes distribuées gratuitement).

Soixante-quinze pour cent des établissements scolaires concernés ont retiré leurs comprimés d’iode, comme demandé par une circulaire de l’Education nationale.

En revanche, pour les entreprises et commerces recevant du public, les chiffres « ne sont pas très positifs », avec un taux de retrait de 27% seulement, a souligné M. Delmestre.

C’est autour de la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube) que le taux de retrait des particuliers est le plus élevé (49%). Et autour de celle de Civaux (Vienne) qu’il est le plus faible (31% seulement), souligne M. Delmestre.

Cette campagne de distribution, la cinquième depuis 1997, va se poursuivre jusqu’à la fin de l’année. Des relances téléphoniques vont être faites pour inciter les particuliers à se rendre en pharmacie pour les pastilles d’iode.

En fin de campagne, des boîtes de comprimés d’iode seront envoyées par la poste au domicile des particuliers qui ne seront pas allés en pharmacie.

La durée de validité des comprimés d’iode est de sept ans.

L’ASN préfère que les personnes aillent chercher leurs comprimés car « cela leur permet de devenir acteurs » sur le sujet de la radioprotection, souligne M. Delmestre.

Lors de la dernière campagne de distribution en 2009, 51% seulement des foyers avaient retiré en pharmacie leurs comprimés d’iode à la fin de la campagne, un chiffre qui n’était « pas suffisant », selon M. Delmestre.

« Si les gens sont moteurs de leur sécurité, il y a toutes les chances qu’ils aient un comportement adapté » en cas de problème, souligne M. Delmestre.

« Un accident nucléaire est possible en France comme dans d’autres pays. Il faut que les populations acquièrent les réflexes pour bien réagir », a-t-il redit.

En cas d’accident nucléaire, l’ingestion d’iode stable (iodure de potassium) est « un moyen efficace » de protéger la thyroïde contre les effets de l’iode radioactif qui pourrait être rejeté dans l’atmosphère et risquerait d’entraîner des cancers, selon l’ASN. Les femmes enceintes et les jeunes doivent être protégés en priorité car leur thyroïde est plus sensible.

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