« Ma thèse en 180 secondes »: un doctorant en recherche médicale récompensé

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Un doctorant en recherche médicale de l’Université Pierre et Marie Curie, Mathieu Buonafine, a remporté mardi soir à Bordeaux la finale du concours « Ma thèse en 180 secondes », compétition de vulgarisation de la recherche universitaire.

Mathieu Buonafine, 27 ans, qui représentait le groupement Sorbonnes Universités, a réussi la prouesse de résumer en trois minutes sa thèse en physiologie, physiopathologie et thérapeutique intitulée « Etude du rôle de la Neutrophil Gelatinase Associated Lipocalin dans les effets cardiovasculaires de l’activation du récepteur minéralocorticoïde ».

Filant la métaphore de l’enquête policière contre ce « criminel des temps modernes », l’étudiant s’est attaché à montrer comment il cherchait à « décortiquer les mécanismes d’action de ce récepteur afin de mettre à jour son mode opératoire » dans le déclenchement des maladies cardio-vasculaires, première cause de mortalité dans le monde. Il cherche notamment à déterminer « ses armes de prédilection » et à identifier « ses complices ».

Le prix lui a été remis par le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Thierry Mandon.

Le deuxième prix a été attribué à un doctorant en philosophie, Bertrand Cochard, pour sa thèse « Réification, spectacle et imagification dans la philosophie de Guy Debord ». L’étudiant de l’Université Côte d’Azur a également été récompensé par le Prix du public.

Nicolas Urruty, doctorant à Poitiers, représentant l’Université confédérale Léonard de Vinci, a reçu le troisième prix, pour la présentation de sa thèse « Etude de l’impact de la réduction des pesticides sur le rendement du blé ».

Au total, 560 étudiants en thèse, venus de toute la France, s’étaient inscrits au concours organisé par la conférence des présidents d’université (CPU) et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), avec l’Université de Bordeaux.

Seize finalistes, dix hommes et six femmes, ont relevé le défi d’expliquer leur thèse en trois minutes et en termes simples, devant quelque 500 personnes. Le tout avec l’appui d’une unique diapositive.

Les trois lauréats représenteront la France lors de la finale internationale francophone organisée le 29 septembre au Maroc, à Rabat. La compétition, dont c’était la 3e édition en France, s’inspire d’un concours conçu à l’Université du Queensland en Australie.

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