Calais: deux professeurs recrutés par l’Education nationale vont enseigner dans la « Jungle »

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Deux professeurs ont été recrutés par l’Education nationale pour enseigner aux enfants migrants de la « Jungle » de Calais (Pas-de-Calais), dans un local installé à proximité du centre d’accueil de jour Jules Ferry, a-t-on appris mardi de sources concordantes.

« Un modulaire composé de deux salles de cours de 40m2 a été installé mardi, à proximité du centre Jules Ferry, et sera progressivement équipé et, on espère, informatisé », a affirmé à l’AFP Stéphane Duval, directeur de la Vie active, l’association agréée par l’Etat pour gérer le centre Jules Ferry et le Centre d’accueil provisoire (CAP), confirmant une information de Nord Littoral.

Les deux professeurs, qui enseignent déjà dans le Pas-de-Calais, sont arrivés le 23 mai dans ce camp du nord de la France où vivent 3.900 migrants selon la préfecture, 5.000 selon les associations, dans l’espoir de rejoindre la Grande-Bretagne.

Ils « ont commencé à réaliser les premières évaluations » des futurs élèves qui serviront à adapter les cours en fonction de l’âge, du niveau, ou encore de la langue des enfants, a précisé M. Duval, dont l’association la Vie Active a accompagné le projet.

« La difficulté sera maintenant de mobiliser les migrants », a estimé de son côté M. Arnaud Pavone, directeur de cabinet à l’Inspection académique du Pas-de-Calais. Selon Stéphane Duval, dans un premier temps, « il sera plus facile de mobiliser la cinquantaine d’enfants qui vivent dans le CAP et à Jules Ferry » que ceux qui dorment sous tente.

Par ailleurs, « le dispositif s’adaptera aussi aux rythmes de vie des enfants. Pour le moment, les cours s’organiseront en trois séances d’01h30 », a précisé M. Duval, ajoutant qu’il s’agira principalement de cours « de mathématiques et de français ».

Les vacances scolaires seront également adaptées: les cours s’arrêteront le 14 juillet et reprendront le 20 août.

Une école gérée par des bénévoles existe déjà dans le sud de la « Jungle » de Calais. Considérée comme un « lieu de vie », elle n’avait pas été détruite lors du démantèlement.

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