Mixité sociale à l’école: un collectif mobilise les parents à Montpellier

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Un collectif de parents d’élèves d’un quartier défavorisé de Montpellier a lancé lundi soir un appel à une mobilisation des parents d’élèves de la ville pour obtenir une meilleure mixité sociale dans les établissements scolaires dès la maternelle.

Et ce afin d’en finir avec les « écoles ghettos » qui « minent la République et la citoyenneté », ont expliqué une dizaine de mères du collectif des parents d’élèves du Petit Bard-Pergola, un quartier peuplé en majorité d’habitants d’origine maghrébine.

Ce collectif, qui avait fait parler de lui en 2015, notamment en bloquant avec humour et combativité quatre écoles pour réclamer que « des petits blonds » soient scolarisés au côté de leurs enfants, avait convié lundi soir des parents d’élèves d’autres écoles montpelliéraines dans un lieu symbolique, la faculté d’éducation.

Avec à la clef un dialogue fructueux de parents d’élèves d’origines socio-culturelles très diverses alors que les chercheurs soulignent l’importance de l’implication des parents pour parvenir à la mixité sociale dans les établissements scolaires.

« Nous pouvons construire ensemble, entre parents d’élèves, faire tomber les peurs et les représentations », assure un des participants, qui recommande de « s’adresser aux parents qui sont dans l’évitement » de certaines écoles « malfamées », notamment via le privé.

« C’est notre devoir d’agir maintenant pour le vivre ensemble et l’avenir commun de nos enfants face à la montée du Front national », souligne l’une des animatrices du collectif. « Si nos enfants ne se connaissent pas, s’ils sont séparés dès le plus jeune âge, comment feront-ils pour vivre ensemble une fois adultes », renchérit une autre, parlant d’une véritable « urgence sociale ».

« Nous sommes minoritaires (en France ndrl), nous aimerions aussi le rester dans les écoles des quartiers populaires », plaisante une des mères d’origine maghrébine du collectif, qui assure que Bertille, l’une des seules mères aux yeux et cheveux clairs de l’école de son quartier s’est quand même « bien intégrée ». Au programme de ce collectif, essentiellement féminin et toujours aussi offensif, fédérer des revendications plus larges des parents d’élèves en matière de mixité sociale face aux autorités. Mais aussi « créer du lien » entre des parents d’élèves de quartiers et de milieux différents « pour préparer un avenir commun ».

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