Budget de la recherche: Bercy « prêt à regarder point par point » les difficultés (Sapin)

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Le ministre des Finances Michel Sapin s’est dit disposé mardi « à regarder point par point » les eventuelles difficultés soulevées par les coupes budgétaires prévues dans le secteur de la recherche, assurant qu’elles n’auront « aucune conséquence » sur les programmes prévus.

« Nous sommes prêts avec Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget, à regarder point par point pour que ça n’aie aucune conséquence sur la mise en oeuvre des programmes de recherche », a souligné le ministre sur LCP, interrogé sur la grogne provoqué dans le milieu universitaire par ces suppressions de crédits.

« Je ne veux pas qu’il y ait des contrats en moins pour les chercheurs, je ne veux pas qu’il y a ait des salaires qui arrêtent d’être versés, je ne veux pas qu’il y ait un programme décidé qui s’arrête à cause de cela », a-t-il poursuivi.

Le ministère des Finances a prévu dans un projet de décret d’avance, présenté la semaine dernière, d’annuler 256 millions d’euros de la Mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (Mires), dont 134 millions d’euros concernent les subventions allouées aux organismes de recherche.

Le CEA est mis à contribution à hauteur de 64 millions d’euros, le CNRS de 50 millions, l’Inria et l’Inra de 10 millions chacun.

Cette décision a mis en émoi la communauté scientifique. « Cette coupe claire, qui arrive très tardivement en cours d’année, va complètement déstabiliser les projets en cours et la structuration des équipes et des laboratoires », ont ainsi dénoncé dans un communiqué sept prix Nobel français, disant redouter « un suicide scientifique ».

« Nous ferons en sorte que la recherche française continue à agir, à se développer au même rythme que celui qui est prévu », a assuré pour sa part M. Sapin, tout en insistant sur le fait que cela n’empêchait pas « quand on gère bien l’argent de faire quelques économies ».

« Il se trouve en l’occurence que dans certain organismes, il y a ce qu’on appelle de la trésorerie, de l’argent qui dort en quelque sorte. Est-ce qu’on va laisser cet argent dormir ou est-ce qu’on va l’utiliser pour financer un certain nombre de dépenses nouvelles? C’est ça le débat qui a lieu aujourd’hui », a-t-il dit.

Selon le ministre des Finances, c’est « l’ensemble des ministères » qui sont concernés par les économies. « Il y a eu des dépenses nouvelles » annoncées par le gouvernement, « par exemple dans le domaine de la sécurité, ou dans le domaine de l’emploi. Nous les compensons », a-t-il expliqué.

Le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche Thierry Mandon avait déjà assuré mardi et mercredi que les annulations de crédits prévues dans le secteur de la recherche n’auraient pas d’incidence concrète sur le fonctionnement et les effectifs des laboratoires.

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