Metz: un homme devant les assises pour avoir tué un directeur d’école de 42 coups de couteau

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Le procès d’un homme de 42 ans, accusé d’avoir assassiné de 42 coups de couteau le directeur d’une école primaire près de Metz en décembre 2013, s’est ouvert lundi devant la cour d’assises de Moselle.

Le drame pourrait s’être noué sur fond de jalousie: la victime entretenait une relation amoureuse avec la femme de l’accusé, dont on a retrouvé la présence d’ADN dans sa voiture et dont certains éléments de l’emploi du temps, le soir des faits, restent à expliciter.

« Peu d’éléments objectifs permettent de conclure à la culpabilité de l’accusé », a estimé l’avocat d’Ahmet Secen, Me Benoît Cousin, pour qui son client fait figure de « coupable idéal ».

« La préméditation et l’acharnement dont il est question font que l’on est bien au-delà du crime passionnel », a déclaré l’avocat de la famille de la victime, Me Dominique Rondu.

Dans la nuit du 10 au 11 décembre 2013, le corps de Chanel Mallinger, 52 ans, directeur d’une école primaire de Woippy, près de Metz, était retrouvé en position agenouillée sur le siège passager de son véhicule, la tête sur le tableau de bord, lardé de 42 coups de couteau.

Une vive émotion avait gagné les habitants de Woippy et une marche blanche rassemblant plus de 2.000 personnes avait été organisée au lendemain du drame en hommage à cette personnalité connue et appréciée.

L’enquête s’était rapidement orientée vers la vie sentimentale de M. Mallinger, présenté comme un « grand séducteur ». Il entretenait une relation amoureuse depuis 2012 avec l’épouse de l’accusé, une assistante pédagogique travaillant dans son école et mère de trois enfants.

A l’issue de ses auditions, la maîtresse de la victime avait expliqué que son époux avait connaissance de sa relation extraconjugale, qu’il était allé menacer son amant sur son lieu de travail et qu’elle se sentait surveillée.

L’accusé, un artisan charpentier-couvreur, qui clame son innocence depuis son interpellation le 16 décembre 2013, dit avoir toujours ignoré la double vie de son épouse.

« Je n’ai rien à voir là-dedans », a-t-il déclaré à l’ouverture de l’audience.

Un certain nombre d’interrogations pèsent cependant sur l’emploi du temps de l’accusé le jour des faits entre le moment où il a déposé son fils au football en fin d’après-midi et celui où il est venu le chercher, en retard.

La préméditation a été retenue à l’encontre de M. Secen qui, accusé d’assassinat, encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le verdict est attendu vendredi.

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