Réforme des rythmes scolaires en milieu rural: des particularités et quelques inquiétudes (rapport)

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Les maires des communes rurales se disent en majorité satisfaits de la réforme des rythmes scolaires, selon un rapport publié vendredi par la sénatrice PS Françoise Cartron, mais réclament des simplifications pour obtenir des aides et cherchent à élargir la variété des ateliers.

Près de trois-quarts des communes « se disent satisfaites ou très satisfaites » des nouvelles activités périscolaires proposées aux enfants, indique le rapport, qui s’appuie sur les réponses à un questionnaire d’un millier de communes (dont 60% de moins de 2.000 habitants) et sur des rencontres in situ avec les équipes de quelque 150 municipalités rurales, depuis janvier.

« Partout, on m’a dit qu’on ne voulait pas revenir en arrière », déclare Françoise Cartron. « +C’est un tel travail d’organisation qu’on ne va tout chambouler!+, m’a-t-on dit ».

Les critiques soulignaient le coût à supporter par les municipalités, surtout les plus petites, l’organisation à revoir sur ces territoires où beaucoup d’enfants dépendent des transports scolaires, et s’inquiétaient d’une offre périscolaire et d’un pool d’animateurs réduits.

Dans les communes rurales, les taux de participation des enfants aux ateliers périscolaires varient entre 75 et 90% et ces activités sont gratuites pour plus des deux-tiers d’entre elles, selon la sénatrice de la Gironde.

Loin de l’image « misérabiliste » véhiculée au début de la réforme, les maires des villages se sont efforcés de proposer des ateliers de qualité, car « l’école garantit la survie de l’identité » du bourg.

Parmi les améliorations réclamées par les maires ruraux, une simplification du dossier à remplir pour obtenir des aides financières de la CAF (caisse des allocations familiales), un travail fastidieux que peuvent accomplir les employés d’une grosse ville mais pas l’élu d’un village. La moitié des petites communes y renoncent, selon le rapport.

Les maires s’inquiètent également d’un essoufflement de l’offre, qu’il faut à tout prix élargir afin que les enfants ne suivent pas les mêmes ateliers pendant toute leur scolarité du primaire.

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