« Liberté », « fraternité » mais pas d' »égalité » au fronton des écoles de Seine-Saint-Denis

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Des parents d’élèves de Seine-Saint-Denis appellent à masquer mercredi le mot « égalité » de la devise républicaine inscrite sur le fronton des écoles pour protester contre le manque de réaction du ministère sur la question du non-remplacement des enseignants.

La FCPE de Seine-Saint-Denis, le collectif des Bonnets d’âne et des collectifs de parents déplorent que le ministère de l’Éducation nationale ait annulé une réunion prévue mercredi pour examiner une liste de 17 propositions qui leur ont été soumises pour tenter de résoudre le problème endémique du non-remplacement.

« Cette façon de procéder n’est plus supportable » et risque d’aggraver « la perte de confiance entre les institutions et les parents », a déploré mardi la coordination dans un communiqué.

Les parents d’élèves se rendront mercredi à 14 heures rue de Grenelle pour remettre cette liste de proposition et, en guise de protestation, appellent à occuper les bureaux des directeurs d’établissements et à masquer le mot « égalité » présent sur le fronton des écoles.

Sur cette question des absences non-remplacées, « on s’oriente vers le cas par cas, c’est la prime à celui qui gueule le plus fort », regrette Rodrigo Arenas, président de la FCPE 93.

Malgré les efforts déployés par le ministère, « tant que le mode de gestion des ressources humaines restera national, rien ne sera réglé », ajoute M. Arenas, qui se dit favorable à une gestion régionale des effectifs.

Alors qu’elle connaît une forte croissance démographique, la Seine-Saint-Denis, qui traîne une mauvaise réputation, peine à attirer des enseignants.

Pour les inciter à s’installer durablement dans le département, la coordination propose notamment de leur réserver un quota de logements dans tout programme de rénovation urbaine, d’augmenter leur prime d’installation et leur indemnité de résidence dès leur entrée en stage ou encore de verser une allocation universelle aux étudiants qui, dès la première année de licence, s’engageraient à suivre une unité « enseignement ».

Depuis la rentrée, 22.480 journées de classe n’ont pas eu lieu de la maternelle au lycée sur tout le territoire, a calculé la première fédération de parents d’élèves. En Seine-Saint-Denis, « 400 classes du primaire (NDLR: sur un total 440 écoles) sont sans enseignant chaque jour », affirme la coordination, qui avait déjà organisé le 13 avril une journée d’action avec occupations d’écoles et « pique-niques de la colère ».

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