« A quoi sert François Hollande? », « clin d’oeil » à la formule: « A quoi sert Michel Debré? »

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« A quoi sert François Hollande ? » : le sujet proposé à ses étudiants par un jeune enseignant de la faculté de droit d’Angoulême – La Couronne (Charente), était un « clin d’oeil » à une formule célèbre du politologue Maurice Duverger, a-t-on expliqué mardi à la présidence de l’Université de Poitiers.

Damien Fallon, « le jeune maître de conférence auteur du sujet qui a fait un buzz, indépendant de sa volonté, n’a pas voulu faire du +Hollande bashing+ », a précisé à l’AFP Emmanuel Aubin, le conseiller juridique d’Yves Jean, président de l’Université de Poitiers dont dépend la faculté de droit d’Angoulême.

« Sa formule maladroite, a ajouté M. Aubin, était en réalité un clin d’oeil à une formule de Maurice Duverger dans l’un de ses articles sur les institutions de la Vème République: +A quoi sert Michel Debré?+ ». Michel Debré fut le premier chef de gouvernement de la Vème République et co-rédacteur de la Constitution française du 4 octobre 1958.

« Il s’agit d’une maladresse et d’une erreur de jeunesse, et il n’y avait pas une volonté d’être discourtois ou irrespectueux à l’égard du chef de l’Etat », a souligné M Aubin, qui enseigne le droit dans l’établissement.

« La maladresse de plume n’étant pas une faute disciplinaire, aucune sanction n’a été prise » à l’encontre de M. Fallon qui « a présenté ses excuses à l’institution », a précisé M. Aubin. « Il lui a toutefois été demandé d’être plus vigilant à l’avenir pour ne pas provoquer de polémique inutile ».

François Hollande lui-même a estimé mardi matin sur Europe 1 que le sujet proposé aux étudiants de droit « n’était pas une question saugrenue ».

« A quoi sert le président de la République ? Est-ce qu’il est possible encore de changer le destin d’un pays, c’est ça la question, au-delà de celui qui est aux responsabilités. Est-ce que la politique a encore du pouvoir ? », a réagi le chef de l’Etat.

Interrogé par l’AFP, le ministère de l’Education n’a de son côté pas souhaité faire de commentaire, rappelant qu’il n’intervient pas dans le choix des sujets d’examens, qui sont du ressort des universités elles-mêmes.

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