Manifestation à Rennes: l’Etat est « totalement mobilisé » pour maintenir le calme (préfet)

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L’État est « totalement mobilisé » pour maintenir le calme à Rennes, a affirmé samedi soir le nouveau préfet d’Ille-et-Vilaine et de Bretagne, Christophe Mirmand, au lendemain d’actions violentes d’un groupe de casseurs dans le centre-ville.

« L’État est totalement mobilisé » et les forces de l’ordre resteront « mobilisées ce (samedi)soir dans les rues de Rennes » comme elles l’ont été samedi après-midi pour empêcher un « rassemblement interdit », a assuré le préfet lors d’un point presse en mairie de Rennes avec la députée-maire de la ville, Nathalie Appéré (PS).

« La mobilité des unités de police est essentielle » pour prévenir de nouveaux risques de violence, a-t-il ajouté. « Cet après-midi, les forces de police étaient nombreuses (…) l’enjeu est de maintenir ce niveau ».

Les forces de l’ordre, qui avaient reçu des renforts depuis les dégradations de la veille, ont empêché samedi quelque 700 manifestants de défiler dans le centre de Rennes pour protester contre « les violences policières » en les contenant sur leur point de rassemblement.

Arrivé samedi après-midi d’Ajaccio où il était précédemment en poste, M. Mirmand, qui devait officiellement entrer en fonction mardi prochain, a expliqué sa venue anticipée par une requête du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve qui « m’a demandé dans la nuit de venir à Rennes ».

« Rennes s’est réveillée meurtrie », a dénoncé Mme Apparé, stigmatisant des « ultra-radicaux » dont « la seule expression est la haine de la République, de ses valeurs, de l’état de droit ».

La députée-maire, qui a assuré être « en relation permanente avec les plus hautes autorités de l’État », a dit leur avoir demandé que « des moyens exceptionnels soient mis à Rennes ». « J’ai eu l’assurance que ces moyens seront maintenus sur les prochains jours » et que « s’exprimera une solidarité nationale par rapport au préjudice subi », a-t-elle affirmé, ajoutant: « L’heure n’est pas aux polémiques mais à l’action ».

Une rencontre s’est tenue notamment avec des commerçants samedi mais il n’y a « pas d’estimation précise des dégâts à ce jour », a dit Mme Appéré.

Un groupe de casseurs avait évolué dans le centre historique jusqu’à 23 heures, cassant les vitrines de plusieurs agences bancaires, de commerces et de plusieurs bâtiments publics. Le siège du Parti socialiste a également été pris pour cible.

mcl/bar/sd

est Mme Appéré

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