Lycée Jean-Jaurès: 277 occupants évacués (Préfet de police de Paris)

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Plus de 270 migrants, qui occupaient depuis près de deux semaines un lycée parisien, ont été évacués mercredi et quatre gendarmes ont été blessés légèrement lors d’une intervention « compliquée » par plus de 200 manifestants, a déclaré le préfet de police de Paris.

« Au total, 277 occupants ont été recensés. Il s’agit essentiellement de personnes originaires du Soudan, une partie d’Erythrée et de Syriens en plus petit nombre », a précisé le préfet Michel Cadot.

Parmi eux, « 74 personnes (dont 20 femmes et 6 enfants) ont été mises à l’abri et conduites vers un centre d’hébergement » et 203 personnes ont « été prises en compte afin d’examiner leur situation administrative », a informé la préfecture de police dans un communiqué.

Des heurts ont opposé mercredi vers 06H20 des manifestants aux forces de l’ordre, qui ont recouru à du gaz lacrymogène pour procéder à l’évacuation du lycée Jean-Jaurès en travaux et destiné à une ouverture prochaine.

« L’opération a été compliquée par 200 à 250 militants et opposants qui bloquaient les accès au lycée, rendant difficile l’évacuation et qu’il a fallu éloigner avec quelques jets de grenades lacrymogènes mais cela s’est passé sans incident particulier », a précisé le préfet.

Quatre gendarmes ont été contusionnés ou blessés légèrement lors de l’opération, a précisé la préfecture de police dans un communiqué.

« L’opération d’évacuation à l’intérieur du lycée s’est déroulée sans heurts mais avec une opposition très forte d’une quinzaine de militants du collectif Chapelle debout qui refusaient le déroulé normal de l’opération », a poursuivi le préfet.

Une « douzaine de militants » ont fait l’objet de contrôles d’identité, selon M. Cadot. « Il appartiendra au conseil régional de savoir s’il veut déposer plainte compte-tenu de l’opposition avérée de ces personnes », a-t-il ajouté, précisant qu’il n’y avait pas eu d’interpellation.

Michel Cadot a estimé que « cette opération était parfaitement conforme à ce que l’on peut attendre de la France, fidèle aux droits de l’Homme mais qui veille à ce que les décisions de justice soient appliquées ».

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