La ministre de l’Education monte à nouveau au créneau pour défendre la réforme du collège

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La ministre de l’Education est à nouveau montée au créneau mercredi pour défendre la réforme controversée du collège, prévue pour la rentrée 2016, rappelant qu’elle ne se résumait pas à la suppression de classes bilangues ou des options latin-grec.

« Partant du constat que le collège tel qu’il fonctionnait actuellement était un échec pour au moins un élève sur quatre (…) et que la responsabilité des pouvoirs publics est faire réussir aussi ceux qui sont en échec, le collège a été repensé », a déclaré Najat Vallaud-Belkacem sur France Inter.

Si la suppression des options latin-grec (remplacées par des enseignements de complément des langues anciennes) et de certaines classes bilangues a occupé le terrain médiatique, « la vraie nouveauté structurelle » de cette réforme est l’autonomie accordée aux collège pour 20% de leur temps « afin de s’adapter aux besoins de leurs élèves », a-t-elle ajouté.

Elle a également cité les heures supplémentaires pour l’accompagnement personnalisé et les nouvelles pratiques pédagogiques (dans le cadre des enseignements pratiques interdisciplinaires, qui combinent deux matières au sein d’un même cours) permettant aux élèves, selon elle, de « comprendre le sens de ce qu’ils apprennent ».

La réforme supprime les classes bilangues qualifiées par le ministère de « contournement », à savoir l’apprentissage de deux langues vivantes en 6ème par des enfants qui avaient démarré l’anglais en primaire. Mais elle maintient et développe les bilangues de « continuité », qui permettent aux élèves ayant appris une autre langue que l’anglais au primaire de démarrer la langue de Shakespeare dès la 6e.

« C’est notre intérêt de diversifier l’apprentissage de langues étrangères en primaire », a déclaré la ministre, qui a rappelé que la réforme introduisait l’apprentissage d’une deuxième langue vivante étrangère pour tous les collégiens dès la 5ème, et non plus en 4ème comme actuellement.

Interrogée sur le déséquilibre entre Paris et certaines académies de province en matière de classes bilangues, Mme Vallaud-Belkacem a reconnu qu’il était plus facile d’avoir à Paris des professeurs formés à l’apprentissage de langues autres que l’anglais en primaire.

« Cela prendra plus de temps à Caen ou à Rouen, mais je peux vous assurer que nous atteindrons le même niveau de bilangues dans toutes les académies », a-t-elle indiqué sans préciser d’échéance. Notant que les académies d’Amiens, Strasbourg ou Marseille étaient, elles, mieux dotées que Paris.

Concernant la hausse de l’indemnité de suivi des élèves pour les enseignants du premier degré, annoncée la veille par Manuel Valls, la ministre a chiffré cet effort budgétaire à 75 millions d’euros pour 2016 et 230 millions pour 2017.

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