Incidents dans un lycée de la banlieue parisienne: 13 suspects, présentés devant la justice

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Treize jeunes, âgés de 15 à 18 ans, soupçonnés d’avoir pris part aux violences qui ont éclaté début avril devant un lycée de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), ont été présentés mardi au parquet et au juge des enfants de Nanterre, a-t-on appris de source judiciaire.

Les suspects, onze mineurs et deux majeurs, dont certains élèves au lycée De-Vinci de Levallois, avaient été placés en garde à vue à Nanterre lundi matin, après avoir été convoqués au commissariat.

Le 5 avril, la façade de l’établissement de Levallois avait notamment été endommagée par des feux de poubelle.

Les deux majeurs comparaîtront devant le tribunal correctionnel le 23 juin, notamment pour violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique, dégradation de biens en réunion dans un établissement scolaire et dégradation par moyen d’incendie.

Les mineurs, huit garçons et trois filles, ont été astreints à des mesures éducatives par le juge des enfants, a précisé à l’AFP le parquet de Nanterre.

« La plupart reconnaissent les faits, au moins partiellement », a souligné cette même source.

Le syndicat enseignant FSU des Hauts-de-Seine, ainsi que les représentants de parents d’élèves de la FCPE, dont plusieurs membres s’étaient réunis dans la matinée devant le tribunal pour demander « l’arrêt des procédures en cours et la libération immédiate de ces jeunes », avaient-ils précisé dans un communiqué.

« Près de quatre semaines après les faits, treize lycéens ont passé la nuit dans les locaux de la police. Ces arrestations ont pour but de dissuader les lycéens de se mobiliser et d’exercer ainsi leur liberté d’expression et leur droit à manifester », avaient encore déploré les syndicalistes.

De nombreux incidents avaient éclaté début avril dans plusieurs lycées de la banlieue de Paris, sur fond de contestation de la loi travail.

Les violences survenues au lycée De-Vinci de Levallois avaient provoqué de nombreuses réactions indignées, dont celle de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), qui avait déposé plainte au nom de la collectivité.

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