Incidents dans un lycée de la banlieue parisienne: 13 gardés à vue, dont 11 mineurs

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Treize jeunes, âgés de 15 à 18 ans, ont été présentés mardi matin devant le parquet de Nanterre, soupçonnés d’avoir pris part aux violences qui ont éclaté début avril devant un lycée de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), a-t-on appris de source judiciaire.

Les suspects, onze mineurs et deux majeurs, dont certains élèves au lycée De-Vinci de Levallois, ont été placés en garde à vue à Nanterre lundi matin, après avoir été convoqués au commissariat.

Le 5 avril, la façade de l’établissement avait notamment été endommagée par des feux de poubelle.

Les mis en cause sont arrivés au tribunal de Nanterre mardi matin pour être déférés devant le procureur, a indiqué à l’AFP le parquet.

L’accusation a notamment retenu les chefs de violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique, dégradation de biens en réunion dans un établissement scolaire et dégradation par moyen d’incendie.

Les majeurs doivent être jugés sur convocation par procès verbal « dans un délai de dix jours à deux mois », a précisé le parquet, alors qu’un juge des enfants a été saisi pour les mineurs.

Le syndicat enseignant FSU des Hauts-de-Seine, ainsi que les représentants de parents d’élèves de la FCPE, dont plusieurs membres se sont réunis devant le tribunal, ont demandé « l’arrêt des procédures en cours et la libération immédiate de ces jeunes », dans un communiqué.

« Près de quatre semaines après les faits, treize lycéens ont passé la nuit dans les locaux de la police Ces arrestations ont pour but de dissuader les lycéens de se mobiliser et d’exercer ainsi leur liberté d’expression et leur droit à manifester », déplorent les syndicalistes.

De nombreux incidents avaient éclaté début avril dans plusieurs lycées de la banlieue de Paris, sur fond de contestation de la loi travail.

Les violences survenues au lycée De-Vinci de Levallois avaient provoqué de nombreuses réactions indignées, dont celle de la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse (LR), qui avait déposé plainte au nom de la collectivité.

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