Carrez (LR) évalue à « plus de 6 milliards d’euros » les « cadeaux » du gouvernement en 2016

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Gilles Carrez (Les Républicains), président de la Commission des Finances à l’Assemblée nationale, a dénoncé lundi sur RTL les « cadeaux » faits par le gouvernement, évaluant à « plus de 6 milliards d’euros les dépenses nouvelles, non financées », annoncées depuis le début de l’année.

Interrogé sur l’augmentation de la rémunération des enseignants que doit annoncer le Premier ministre, M. Carrez a affirmé que « sur le fond » cela lui « paraît justifié », mais a souligné que « bien entendu il faudrait faire une économie par ailleurs ».

« Ce qui m’inquiète beaucoup c’est que depuis le début de l’année, comme c’est cadeau toutes les semaines, ça fait plus de 6 milliards d’euros de dépenses nouvelles non financées qui ont été annoncées », a-t-il déclaré.

« On est, pour être tout à fait précis, sur 5,5 milliards, d’après mes propres comptes, qui diffèrent de ceux de Christian Eckert, mais je suis persuadé que c’est moi qui ai raison », a-t-il précisé. Le gouvernement, par la voix du secrétaire d’Etat au Budget, a indiqué la semaine dernière que les dépenses nouvelles annoncées depuis le début de l’année atteindraient quatre milliards d’euros en 2016.

« Si vous y ajoutez en plus une diminution d’impôts pour 2017, vous voyez que tout ça est en réalité financé par la dette », a poursuivi M. Carrez, alors que le quotidien Les Echos a affirmé lundi que François Hollande envisageait de nouvelles baisses d’impôts pour 2017.

« Avec une croissance à 1,5% (…) on n’équilibre pas les comptes. Il va falloir encore emprunter plus de 70 milliards d’euros en 2016. Donc notre dette, elle a largement dépassé maintenant les 2.000 milliards, elle s’approche des 100% du PIB », a dénoncé le député.

« Avec toutes ces dépenses supplémentaires, plus des baisses d’impôts, on risque d’avoir des comptes en 2017 très dégradés », a-t-il mis en garde. « Il va falloir qu’on soit très attentifs aux conditions de vote de budget pour 2017 et je crains qu’on soit obligés, s’il y a alternance, de se livrer immédiatement à un audit de nos comptes ».

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