Loi travail: premières peines de prison ferme prononcées à Paris pour violences contre des policiers

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Deux jeunes de 22 et 30 ans ont été condamnés samedi à six et huit mois de prison ferme pour des violences commises contre des policiers à Paris, lors d’incidents jeudi durant la mobilisation contre la loi travail et en marge de Nuit debout, a-t-on appris de source judiciaire.

Jugés en comparution immédiate, ils ont été reconnus coupables de « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique », mais n’ont pas été placés sous mandat de dépôt car ils n’avaient pas de casier judiciaire, a précisé la source.

Sept autres personnes ont comparu samedi: six ont demandé un délai pour préparer leur défense et sont convoquées fin mai-début juin devant le tribunal correctionnel de Paris. Une a été relaxée, mais le parquet a fait appel de cette relaxe.

Trois autres se sont vues notifier un rappel à la loi, une mesure alternative aux poursuites judiciaires.

Enfin, neuf autres personnes doivent encore être jugées: cinq en comparution immédiate lundi et quatre dans un délai de deux mois.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, après la dispersion du rassemblement Nuit debout, 24 personnes avaient été placées en garde à vue pour avoir lancé des projectiles sur des policiers et occasionné des dégradations place de la République.

Plus tôt dans la journée, 21 interpellations avaient eu lieu lors de la manifestation contre la loi travail qui avait donné lieu à de violents affrontements entre « casseurs » et forces de l’ordre, au cours desquels deux policiers avaient été blessés, dont un grièvement.

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