Hautes-Alpes: des ados passent 24 heures « dans la peau d’un réfugié »

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Soixante-treize collégiens et lycéens d’Embrun (Hautes-Alpes) ont participé à un raid de 24 heures, samedi et dimanche, simulant le parcours d’un réfugié dans le but de les sensibiliser aux difficultés rencontrées lors d’un tel périple.

« L’intérêt, c’est de mettre en avant les difficultés de ce voyage et l’ensemble des obstacles que peuvent rencontrer ces gens. Nous essayons au maximum de faire comprendre les difficultés humaines, psychologiques, économiques et physiques pour qu’ils aient le sentiment au moins d’approcher ce phénomène géopolitique », a expliqué Lionel Liron, organisateur du raid.

Six équipes d’une douzaine d’élèves, de la troisième à la terminale, ont parcouru de 18 à 20 km, munis d’un sac à dos avec sac de couchage, eau et papiers d’identité et d’une carte pour s’orienter.

Partis samedi à midi, ils ont rencontré sur leur parcours autour d’Embrun miliciens armés, forces de police et entendu des détonations. Ils devaient trouver un camp de réfugiés et y monter une cabane de fortune puis négocier avec des passeurs. Ces réfugiés fictifs ont aussi dû passer par une mairie fictive pour y effectuer des démarches administratives.

« On voit vraiment qu’ils sont tout le temps avec la peur. On sait pas trop ce qui va arriver, on ne sait même pas si quelque chose va arriver et du coup c’est stressant », a raconté Laurie, 15 ans.

Près d’un an de travail a été nécessaire pour monter ce stage en partenariat avec la Croix-Rouge. Quarante bénévoles et 20 parents ont assuré l’encadrement. L’expérience avait été lancée en 2011 au Danemark.

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