1er mai à Rennes: plusieurs centaines de jeunes envahissent un cinéma du centre-ville

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Plusieurs centaines de jeunes ont envahi dimanche à la mi-journée un cinéma du centre de Rennes, peu après l’arrivée de la manifestation du 1er mai à laquelle ils avaient participé, entraînant l’évacuation du cinéma, a constaté l’AFP.

Peu après l’arrivée de la manifestation intersyndicale contre la loi travail vers 12h30, entre 200 et 300 jeunes ont envahi le multiplex Gaumont.

A la suite du déclenchement de l’alarme, la direction du cinéma a fait évacuer les clients des salles de projection et du cinéma pendant que certains jeunes, présents à tous les étages du bâtiment, clamaient: « Le Gaumont, il est à qui ? Il est à nous ».

Après un peu plus d’une heure d’occupation et une assemblée générale dans le hall, avec de nombreux étudiants, mais aussi des intermittents du spectacle, les manifestants ont quitté les lieux, laissant quelques tags sur les murs. Quelques fauteuils ou canapés ont aussi été emportés pour être installés sur la place Charles de Gaulle où se déroule depuis plusieurs semaines la Nuit Debout de Rennes.

Les manifestants sont repartis en convoi, à travers le centre-ville, pour rejoindre la Salle de la cité, au coeur de l’hypercentre, où devaient se réunir les syndicats. Mais ces derniers ont annulé l’intersyndicale et les jeunes se sont retrouvés devant une porte close.

Après un temps de flottement et un moment de tension avec la présence des forces de l’ordre qui ont encerclé les lieux avant de repartir, les portes de la Salle de la cité se sont finalement ouvertes aux manifestants et les syndicats ont rejoint les étudiants et les intermittents pour y tenir ensemble une assemblée Générale.

Le défilé intersyndical du 1er mai, qui a rassemblé entre 2.000 et 3.500 manifestants, selon police et syndicats, parti de la place de la Mairie de Rennes sans incident alors que cette place était interdite à toutes les manifestations depuis le début du mouvement contre la loi travail, s’était auparavant déroulé calmement.

Seul incident, plusieurs centaines de jeunes, dont certains cagoulés, ont à un moment stoppé le cortège officiel pour mener une action de revendication contre les « violences policières » sur une passerelle enjambant la Vilaine, près de laquelle un étudiant manifestant de 20 ans a été grièvement blessé par un projectile lors de la manifestation de jeudi et a perdu définitivement l’usage d’un oeil.

Après avoir peint en rouge la passerelle, ils ont tagué « Police Mutile » sur les lieux avant de repartir avec le cortège en criant: « ça crève les yeux, la police mutile, la police assassine ! ».

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