A la veille d’un 1er mai sous tension, Bernard Cazeneuve détaille ses consignes aux préfets

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Bernard Cazeneuve a adressé samedi aux préfets un télégramme détaillant les mesures à prendre lors des rassemblements du 1er mai, afin d’éviter les débordements tels que ceux de jeudi lors des manifestations contre la Loi travail et en marge du mouvement « Nuit debout ».

« A la veille de chaque journée nationale d’action ou de manifestation importante, le ministre adresse aux préfets des consignes identiques », a souligné le ministère de l’Intérieur.

Dans ce document, diffusé sur le site du Parisien et également transmis à l’AFP, le ministre, « compte tenu des fréquents incidents constatés », demande aux préfets « d’exiger » des organisateurs de manifestations « qu’un service d’ordre interne structuré, identifiable et suffisamment dimensionné soit mis en place ».

Ce service d’ordre doit être « capable d’isoler les fauteurs de troubles ou de signaler les individus dont le comportement présenterait des risques avérés pour la sécurité du cortège et sa dispersion ».

Bernard Cazeneuve demande aussi d’interdire « les parcours qui présentent des risques avérés », de prendre « toutes les dispositions nécessaires pour filmer les opérations » et de renouveler les instructions « relatives à l’interpellation des individus violents ou auteurs d’infractions caractérisées ».

Le ministre donne aussi pour consigne « qu’il soit fait un usage proportionné et légitime de la force quand cela sera strictement nécessaire » et demande aux préfets de « rappeler aux forces les règles de déontologie qui s’imposent à elles ».

Concernant les rassemblements Nuit debout, le télégramme préconise de fixer « un horaire raisonnable de dispersion » au-delà duquel, est-il dit aux préfets, « vous ferez évacuer si nécessaire les places occupées ». Le texte ajoute qu’il faut « interdire l’introduction dans les lieux de toute arme par destination », ainsi que la vente ou la consommation d’alcool.

En début de message, Bernard Cazeneuve souligne que « même en état d’urgence, l’interdiction de ces manifestations ou rassemblements ne saurait constituer, en l’absence de motivations opposables, une réponse recevable en droit ». Mais, insiste-t-il, « l’ordre républicain commande que tout soit entrepris pour prévenir ces violences et réprimer (…) leurs auteurs ».

Jeudi, la quatrième journée nationale d’action contre la Loi travail lancée par certains syndicats et organisations de jeunesse a dégénéré à Paris et dans plusieurs autres villes.

Au total, 214 personnes ont été interpellées et 78 policiers blessés. Depuis le début de la contestation, il y a deux mois, 961 personnes ont été interpellées.

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