Macron rassure les coiffeurs en excluant la disparition du brevet professionnel

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Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a rassuré les coiffeurs dimanche en annonçant que le brevet professionnel, actuellement obligatoire pour ouvrir un salon de coiffure, serait maintenu, alors qu’ils craignaient sa disparition, dans le cadre de la réforme des qualifications.

« Le brevet professionnel, oui c’est un bon diplôme », a lancé le ministre dans une vidéo diffusée à l’occasion du congrès de l’Union nationale des entreprises de coiffure (Unec) qui se tient à L’Isle-sur-la-Sorgue.

« Quand on est coiffeur, il faut être qualifié et c’est indispensable. Et je le dis de tous les métiers et de toutes les professions qui relèvent de l’artisanat. Il en va de la qualité du service bien sûr. Il en va aussi de la sécurité de vos clients », a-t-il expliqué.

M. Macron a ainsi rassuré sur ses intentions alors que l’Unec avait fait part ses derniers mois de ses préoccupations, dans le cadre de la réforme des qualifications professionnelles issue de l’ex-projet de loi Noe (« nouvelles opportunités économiques ») et reprise dans le projet de loi « Sapin II ».

« On ne peut qu’être satisfait de ces annonces concernant le maintien du brevet professionnel », a réagi auprès de l’AFP Bernard Stalter, président de l’Unec.

Si le brevet devrait donc rester le principal sésame pour exercer le métier de coiffeur, le ministre a indiqué qu' »il faut aussi une passerelle pour que ceux qui ont le CAP, qui n’ont plus l’âge d’être apprentis, qui viennent d’autres domaines d’activité, qui ont une expérience qu’il faut pouvoir valoriser, aient des voies d’accès ».

« Cette valorisation des acquis de l’expérience, nous allons travailler ensemble pour la définir par voie réglementaire », a dit M. Macron dans cette vidéo.

« Il faut qu’on ait un système très transparent, agréé entre les pouvoirs publics et la profession, qui permette ces passerelles », selon lui.

Le ministre a reconnu qu’il y a eu avec les représentants des coiffeurs sur le sujet de la modernisation du système de qualification « beaucoup d’échanges, de discussions, parfois de malentendus, de reproches » et, a-t-il dit, « ils étaient légitimes ».

M. Stalter a confirmé à l’AFP qu’un travail commun est engagé avec les services de Bercy sur la validation des acquis pour aboutir à un décret, dans le cadre du projet de loi « Sapin II ».

« Il faudra aboutir dans les prochaines semaines », selon le président de l’Unec, précisant que les représentants des coiffeurs seront auditionnés le 9 mai à l’Assemblée nationale pour travailler sur ce décret.

En France, le secteur de la coiffure regroupe 83.000 entreprises, 160.000 collaborateurs et pèse 6,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. Chaque jour, 1 million de personnes passent dans les salons de coiffure.

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