Collégienne martyrisée à Créteil: ses proches jugés en mai pour des représailles

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Trois membres de la famille de la collégienne violemment agressée la semaine dernière à Créteil (Val-de-Marne) à la sortie des cours, seront jugés le 4 mai pour s’être vengés contre l’une des assaillantes présumées, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Placés en garde à vue lundi, le grand frère et la grande soeur, tous deux majeurs, ainsi qu’une tante de la victime, âgée de 12 ans, devaient être jugés ce mercredi en comparution immédiate pour violences aggravées et vol en réunion, a-t-on appris de source judiciaire.

Les trois prévenus, placés sous contrôle judiciaire, ont obtenu un délai pour préparer leur défense.

Selon Me Karine Bourdié, le soir de l’agression de leur soeur et nièce, ses clients avaient reçu des coups de téléphone « de menaces et d’insultes » de la part de l’une des assaillantes présumées. Ils se sont alors rendus à son domicile « pour apaiser les choses et parler », selon Me Bourdié, avant que la rencontre ne s’envenime devant l’impossibilité de dialoguer.

L’adolescente, brièvement hospitalisée après l’altercation, et sa mère, également présente, s’étaient vu prescrire respectivement sept et deux jours d’ITT.

Mardi dernier, alors qu’elle rentrait du collège à pied, une jeune collégienne avait été prise à partie par un groupe d’adolescentes qui la menaçaient et lui soutiraient de l’argent depuis septembre.

Cette fois, les invectives et les brimades avaient laissé place à de véritables sévices: sous la menace d’un couteau, la jeune fille avait été à moitié dévêtue, frappée, brûlée avec des cigarettes et ses cheveux coupés. Dix jours d’ITT lui ont été prescrits.

Dans ce premier volet de l’affaire, au moins trois adolescentes âgées de 13 à 15 ans ont été mises en examen pour extorsion de fonds avec arme, violences en réunion avec arme et enregistrement de la scène. Elles ont été placées sous contrôle judiciaire avec l’interdiction de se rendre dans le Val-de-Marne.

Soupçonnée d’avoir pris part à l’agression, l’adolescente victime des représailles, absente de l’audience, « devait être entendue en garde à vue », a indiqué une source judiciaire, sans donner de précisions.

« Nous allons nous constituer partie civile pour avoir accès au dossier car nous ne savons toujours pas combien de personnes ont été mises en examen », a souligné de son côté Me Bourdié.

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