Vigipirate: il faut demander aux lycéens de ne pas fumer (Vallaud-Belkacem)

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En période de risque d’attentats, il faut éviter les attroupements d’élèves devant les lycées sans pour autant les laisser fumer à l’intérieur, a déclaré mercredi Najat Vallaud-Belkacem, à la sortie du conseil des ministres.

Cette prise de position de la ministre de l’Education intervient alors qu’un premier procès démarrait mercredi à Cergy-Pontoise contre la création de zones fumeurs dans un lycée des Hauts-de-Seine, après un recours déposé par deux associations anti-tabac.

« Il y a des alertes à la bombe dans de nombreux établissements parisiens comme ailleurs en France, à Lyon par exemple, qui nous ont poussés à la plus grande vigilance pour éviter des attroupements de lycéens aux abords des lycées », a déclaré Mme Vallaud-Belkacem, ajoutant que certains chefs d’établissement ont laissé des lycéens fumer dans un coin réservé de la cour.

« Il ne faut pas évidemment que les mesures de sécurité et de protection » des élèves « remettent en cause la loi Evin. Fumer est interdit au sein des établissements scolaires. Donc, ça n’est pas parce que nous cherchons à éviter les attroupements, notamment aux abords des lycées, qu’il faut permettre aux élèves de fumer à l’intérieur des lycées. Donc l’instruction doit être passée clairement: pendant cette période de mesures de sécurité renforcées, il doit être demandé aux lycéens tout simplement de ne pas fumer », a-t-elle ajouté.

Dans une circulaire du 25 novembre, les ministères de l’Education et de l’Intérieur avaient demandé d’éviter les attroupements d’élèves devant les établissements. « En lycée, des zones spécifiques peuvent être aménagées au sein des établissements scolaires dans les espaces de plein air pour éviter que les élèves ne sortent du lycée pendant les interclasses », indiquait cette circulaire, sans mentionner explicitement le tabac.

Le principal syndicat de proviseurs, le SNPDEN-Unsa, avait écrit au Premier ministre pour dénoncer des « divergences d’appréciation » entre les ministères de l’Education et l’Intérieur d’une part, qui accordaient une tolérance pour que les élèves fument dans des zones fumeurs en période d’attentats, et le ministère de la Santé d’autre part, qui refusait toute exception.

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