L’Unef toujours mobilisée contre la loi travail mais « satisfaite » des mesures pour l’insertion des jeunes

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L’Unef, la principale organisation étudiante, reste mobilisée contre la loi travail, a annoncé lundi son président William Martinet, tout en se disant « satisfait » d’un « cap important » franchi avec les mesures pour l’insertion des jeunes présentées par le gouvernement.

Ces mesures constituent « une réponse concrète à des revendications des jeunes », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion à Matignon. « Mais tout ça ne lève pas tous les désaccords, notamment sur la loi travail. C’est pour ça que l’Unef reste solidaire de l’intersyndicale » et de son appel à manifester le 28 avril, a-t-il ajouté.

« C’est une satisfaction pour l’Unef d’avoir été entendue, d’avoir réussi à apporter des réponses aux jeunes qui se mobilisent. Ces annonces sont aussi une très bonne réponse à tous ceux qui expliquent depuis un mois que les jeunes ne devraient pas s’intéresser au marché du travail, se résigner face à la précarité », a-t-il poursuivi.

« Parce que les jeunes se sont mobilisés et ont relevé la tête, ils ont réussi à obtenir des mesures fortes pour leur insertion professionnelle et leurs conditions de vie », a-t-il insisté. « Aujourd’hui, nous avons franchi un cap important », a-t-il estimé.

De son côté, la Fage, deuxième syndicat étudiant qui n’est pour sa part pas opposé à la loi travail, a salué « des mesures qui sont vraiment structurelles pour les jeunes ». Elles peuvent « permettre à François Hollande de tenir sa promesse sur les jeunes » faite en début de quinquennat, a estimé son président Alexandre Leroy.

D’ici la mobilisation du 28 avril, « pour les jeunes, les formes de mobilisation vont changer » en raison des vacances scolaires et des examens partiels universitaires étudiants qui débuteront dans la foulée, a par ailleurs expliqué William Martinet.

« Ce seront essentiellement des actions locales qui seront prises, notamment des interpellations de parlementaires puisque le projet de loi travail arrive dans le débat parlementaire et que nous voulons peser le plus directement possible », a-t-il détaillé.

Le Premier ministre Manuel Valls a présenté lundi aux organisations lycéennes et étudiantes une série de mesures destinées à favoriser l’insertion des jeunes sur le marché du travail, pour un coût estimé entre 400 et 500 millions d’euros par an.

Parmi ces mesures figurent notamment la prolongation des bourses accordées aux jeunes d’origine modeste, après obtention de leur diplôme pour quatre mois maximum, et une renchérissement du coût des CDD, pour favoriser l’embauche en CDI.

Est également prévue une augmentation de 2.000 du nombre de places par an en STS (dont le diplôme est un BTS), pendant cinq ans, notamment dans les spécialités « en lien avec les métiers d’avenir ».

Des quotas réservés aux bacheliers des filières technologiques seront enfin fixés dans les IUT (dont le diplôme est un DUT).

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