Blocage des lycées : le bac et les chefs d’établissement en danger

Les blocages de lycées contre la loi travail El Khomri ont des répercussions sur le bouclage des programmes pour le bac. Et ils s'accompagnent parfois de violences vis-à-vis des chefs d'établissement.

Manifestation © Jonathan Stutz, fotolia.com

Manifestation © Jonathan Stutz, fotolia.com

Le site d’Europe 1 indique que depuis le début des manifestations contre la loi travail, soit depuis un mois, les élèves de terminale ont perdu près de 40 heures de cours à cause des blocages de lycées.

Or, à l’approche de l’examen du baccalauréat, dont les épreuves démarrent le 15 juin prochain, les élèves commencent à se montrer inquiets.

« Moi je suis en S et la physique-chimie, c’est coefficient 6. Depuis cinq jeudis on n’a pas cours, ça commence à devenir vraiment énorme et on commence un peu à s’inquiéter pour notre bac » indique ainsi une lycéenne.

La mobilisation cependant ne faiblit pas : la CGT, FO, la FSU, Solidaires, l’Unef, l’UNL et la Fidl appellent en effet à une nouvelle journée de mobilisation le 28 avril prochain, tandis que le mouvement Nuit Debout reste de son côté mobilisé contre la loi travail.

Des blocages de lycées qui dégénèrent

Les blocages des lycées ont parfois donné lieu à des débordements violents. Le Syndicat national des personnels de direction de l’Education nationale (SNPDEN) dénonce dans un communiqué le fait que désormais les blocages de lycées sont « accompagnés d’actes violents, de dégradations volontaires et d’intimidation […] des personnels. » Les chefs d’établissement sont particulièrement touchés :  le 1er avril, un chef d’établissement avait ainsi été blessé lors d’un blocage. Des collègues l’avaient également été avant cette date avait rappelé le SNPDEN dans un communiqué.

Un cap a été franchi le 7 avril dernier lors d’un blocage, alerte le syndicat : Nora Machuré, proviseure du Lycée Pierre-Gilles de Gennes à Paris a été sauvagement agressée alors qu’elle tentait de protéger un de ses élèves. Le syndicat précise que la proviseure a été transférée par le SAMU à l’hôpital, que les médecins ont diagnostiqué des fractures et lui ont attribué une I.T.T. de 30 jours.

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