Manifestation contre la loi travail: des heurts à Nantes

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Des heurts ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre samedi à Nantes, à l’occasion d’une nouvelle mobilisation contre la loi travail qui rassemblait 2.600 personnes selon la préfecture, 15.000 selon la CGT.

Les forces de l’ordre ont été à plusieurs reprises la cible de projectiles divers, pavés, cailloux, bouteilles et oeufs, a constaté une journaliste de l’AFP.

Elles ont répliqué en tirant des grenades lacrymogènes et en faisant usage de lances à eau pour empêcher l’accès à l’hypercentre.

En milieu d’après-midi, arrivés à la hauteur de la place du Commerce, où sont situés de nombreux arrêts du tramway, plusieurs centaines de jeunes érigeaient des barricades avec des barrières de chantier, lançant des projectiles sur les forces de l’ordre qui les repoussaient avec des gaz lacrymogènes.

Des manifestants s’en sont pris aux vitres d’une agence bancaire, ont brisé celles d’une agence immobilière et du mobilier urbain. Des poubelles ont aussi été brûlées.

Des billes de peinture ont été lancées sur une agence de Vinci immobilier, société du groupe Vinci qui est le concessionnaire du projet contesté de futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.

En début d’après-midi, un premier cortège, composé d’environ 200 personnes, majoritairement des jeunes, avait quitté la place du Bouffay, dans le centre-ville, afin de rejoindre le cortège de l’intersyndicale réuni sur l’île de Nantes.

Avant le départ, un des participants avait expliqué au mégaphone que cette manifestation était organisée pour protester « contre le capitalisme et la misère sociale ». « On n’a rien contre les commerçants du centre-ville, les adultes doivent encadrer les plus jeunes », avait-il ajouté, alors que des vitres de commerces et d’établissements bancaires avaient été brisées lors de précédentes manifestations, le 5 avril et le 31 mars notamment.

Le cortège s’était ébranlé sur les voies du tramway, derrière deux banderoles sur lesquelles on pouvait lire: « La révolte est notre seule boussole! » et « Le soulèvement c’est maintenant », et aux cris de: « Ce gouvernement ne comprend qu’un langage: grève, blocage et sabotage ».

Ce premier cortège avait ensuite fusionné avec celui de l’intersyndicale, sur l’île de Nantes, avec de nombreux jeunes, voire très jeunes, en tête, la plupart le visage dissimulé. Le défilé avait démarré aux cris de « Tout le monde déteste la police » et « La police assassine ».

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