Loi travail et incidents: fermeture de l’université Jean-Jaurès à Toulouse jusqu’à lundi

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L’université Jean-Jaurès (anciennement Le Mirail) à Toulouse a annoncé vendredi qu’elle resterait fermée jusqu’à lundi, sur décision de la présidence, après des dégradations et incidents nocturnes, et suite au blocus voté par les étudiants protestant contre la loi travail.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, « environ 150 individus », tentant d’occuper deux bâtiments universitaires, ont « perpétré le saccage systématique de certains locaux » et refusé de quitter les lieux pendant plus de deux heures malgré les appels répétés des services de sécurité de l’université, selon un communiqué du président Jean-Michel Minovez.

A l’extérieur du campus, les forces de police sont intervenues à l’appel de riverains pour mettre fin à des « échauffourées », tandis que les agents de sécurité de l’université subissaient « insultes, coups, jets de pierres et de barrières de chantier », a-t-il ajouté.

« Parce que l’université n’est pas une zone de non-droit, nous avons décidé de saisir la justice pénale et civile pour demander la condamnation et la réparation des dommages subis », a encore promis M. Minovez. Le parquet de Toulouse n’avait pas connaissance de plainte vendredi soir.

Le blocus de l’université, qui compte 28.000 étudiants, a été adopté en assemblée générale jeudi matin, jusqu’à la prochaine AG qui doit se dérouler lundi. 101 étudiants ont voté pour, 28 contre et 44 se sont abstenus, selon le service de communication de l’université.

Mercredi, la présidence avait décidé de ne fermer les bâtiments d’enseignement que le temps de la tenue de l’AG, jeudi matin, avant de finalement laisser les bâtiments d’enseignement fermés toute la journée puis de proroger la fermeture jusqu’à lundi.

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