Suicide de l’ex-directeur de Villefontaine: Urvoas annonce une enquête administrative

logo AFP

Le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a annoncé mercredi avoir demandé une enquête administrative après le suicide en prison de l’ex-directeur d’école de Villefontaine (Isère) qui attendait d’être jugé dans une retentissante affaire de pédophilie.

« J’ai lancé une enquête administrative de la part de la direction de l’Administration pénitentiaire », a dit le garde des Sceaux sur RTL après avoir rappelé que « la justice » était également saisie pour « que l’on sache, que l’on comprenne » ce qui s’est passé et que « cela ne se reproduise pas ».

Interrogé sur les propos tenus sur RTL par un syndicaliste de l’UFAP, David Besson, qui affirme qu’une ronde n’a pas été effectuée la nuit du suicide de l’ex-enseignant par manque d’effectifs, le garde des Sceaux a jugé l’affirmation « plausible ».

« Normalement, selon ce que je sais, il doit y avoir quatre rondes effectuées. Est-ce qu’il y avait effectivement un problème de personnel? Il faut que l’on tire cela au clair mais c’est plausible parce qu’on a des prisons qui sont suroccupées et des personnels en souffrance », a dit le ministre.

« Il y a beaucoup de pression » sur les personnels mais « on est dans une logique de recrutement », a déclaré Jean-Jacques Urvoas.

« Il y a 868 surveillants de prison qui sont en formation et en juillet il y aura une nouvelle promotion qui est tout aussi nombreuse. Donc nous faisons de vrais efforts en personnels mais ils ne sont pas pour le moment dans les centres de détention », a-t-il ajouté.

Le ministre de la Justice a ensuite détaillé les moyens de lutte mis en place dans les prisons pour tenter de prévenir les suicides qu’il a qualifiés de « fléau » avec 113 passages à l’acte en 2015. « Quand quelqu’un veut se suicider, vous pouvez prendre toutes les mesures, il pourra finir par le faire avec n’importe quel moyen », a-t-il dit.

Questionné sur les moyens prévus pour prévenir un éventuel suicide de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats du 13 novembre, qui doit arriver prochainement en France, le ministre a répondu que ce sera « un juge qui décidera de l’établissement pénitentiaire dans lequel il sera détenu ».

« Évidement nous préparons cette arrivée avec sa localisation potentielle, les mesures de protection et de surveillance qui seront mises sur cette personne » pour garantir « qu’il n’y ait pas de chaise vide au procès », a dit le ministre, sans donner de détails sur le dispositif prévu.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous