Radicalisation: Vallaud Belkacem envisage de mieux encadrer les ouvertures d’écoles hors contrat

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Dans un contexte de risques de radicalisation, le ministère de l’Education envisage de changer le système d’ouverture des établissements hors contrat, pour passer d’une simple déclaration à une autorisation, a indiqué Najat Vallaud-Belkacem mercredi sur France 2.

« Je suis en train de réfléchir actuellement sur ce sujet, car je me demande si n’est pas venu le temps, compte tenu des risques de radicalisation auxquels nous sommes confrontés, de passer peut-être d’un système de simple déclaration (…. ) à un système de contrôle a priori, c’est-à-dire d’autorisation. Nous sommes en train de travailler sur ce chantier-là », a déclaré la ministre de l’Education nationale.

La rue de Grenelle avait indiqué fin 2015 que des contrôles renforcés, décidés avant les attentats de janvier, avaient démarré en novembre et devaient se poursuivre jusqu’à fin janvier dans une vingtaine d’établissements scolaires hors contrat avec l’Éducation nationale, notamment pour prévenir la radicalisation.

Les établissements inspectés, parce qu’ils suscitent des inquiétudes (signalements par des parents, des enseignants…) ou bien parce qu’ils n’avaient pas été contrôlés depuis longtemps, sont de plusieurs confessions, pas uniquement musulmane, a précisé le ministère.

Parmi cette vingtaine d’établissements, six à huit –pas tous musulmans– posent effectivement problème, a-t-il ajouté. Ils ont deux mois pour corriger leur pédagogie, avant une nouvelle inspection, qui pourra, si elle n’est pas satisfaite, saisir la justice en vue d’une fermeture.

Les établissements hors contrat scolarisent 0,4% de l’ensemble des élèves français, soit 56.300 élèves, une proportion globalement stable depuis 2009, selon des statistiques du ministère.

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