« Nuit debout »: Le Foll, pas « inquiet », estime qu’il faut respecter le mouvement

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Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a jugé mercredi qu’il fallait « respecter » le mouvement « Nuit debout » de mobilisation contre la loi travail, affirmant que l’exécutif n’était pas « inquiet » face à cette mobilisation.

« Il ne faut pas être inquiet », a déclaré M. Le Foll devant la presse lors de son compte-rendu du Conseil des ministres, précisant toutefois que cette question n’avait pas été abordée à cette occasion.

Selon le porte-parole du gouvernement, ceux qui se réunissent place de la République à l’appel de ce mouvement sont « tout à fait à leur place » lorsqu’ils évoquent des « idéaux » ou des « changements profonds (…) par rapport au capitalisme ».

« Je ne conteste pas le fait qu’il y ait à chaque fois des moments de débat, que les gens aient besoin de se poser des questions et ça, ça doit être respecté », a-t-il poursuivi, estimant que ce mouvement s’apparente à celui des Indignés en Espagne.

Pour autant, le porte-parole du gouvernement a rappelé la « formule de Jaurès: +il faut comprendre le réel pour aller à l’idéal+ ».

« Les contingences du réel » s’imposent, a-t-il poursuivi, évoquant la révolution bolivarienne au Venezuela qui « s’est heurtée et fracassée sur la baisse du prix du pétrole » ou le chef du gouvernement grec Alexis Tsipras contraint de trouver un « compromis » avec les créanciers de son pays.

« On a toujours besoin de porter un idéal -je le dis à ceux qui font les Nuits debout- mais ils ne peuvent pas considérer qu’ils seraient les seuls à détenir une vérité quand ceux qui assument la responsabilité seraient complètement déconnectés des valeurs et de l’idéal », a-t-il encore observé.

Un millier de personnes se sont encore rassemblées mardi soir place de la République, au rythme d’assemblées populaires ou de concerts, au sixième jour de « Nuit debout » contre une réforme du droit du travail accusée de favoriser la précarisation.

Le mouvement a commencé aussi à faire tache d’huile en province, comme à Nantes ou à Rennes.

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