Sarkozy: « la laïcité jusque sur les bancs de l’université publique »

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Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, défend « la laïcité jusque sur les bancs de l’université publique », dans une tribune publiée mardi sur le site du Figaro et mercredi dans le journal.

« L’école des Républicains, c’est l’école de la République et rien d’autre, où la laïcité s’applique jusque sur les bancs de l’université publique », affirme M. Sarkozy.

Mardi également, lors d’un jeu de questions-réponses sur sa page Facebook, l’ex-chef de l’Etat a précisé être « résolument opposé au port du voile dans les lieux scolaires, à l’Université. La situation est si grave que nous devons refuser toute dérive communautariste. La République ne doit plus reculer ».

« Sans cap, sans politique et sans vision, l’Education nationale a erré pendant quatre ans, de ministre en ministre et de réforme en réforme. La seule politique constante de ce gouvernement, et il faut le reconnaître, a été l’emprise idéologique sur ce ministère et la grande proximité syndicale », dénonce-t-il dans sa tribune.

Selon lui, « l’école que chacun rêve de voir sanctuariser a été transformée imperceptiblement en un lieu d’expérimentation sociale dont les parents et les enfants sont en réalité les cobayes. Tout ce qui peut rappeler ce qu’a été la France se retrouve désormais noyé dans un verbiage insensé » et « un universalisme éthéré ».

« Les Républicains considèrent qu’il n’appartient pas à l’école de se substituer aux familles mais d’enseigner des disciplines et de former au raisonnement et que les enseignants du second degré ne sont pas des +éducateurs+ mais des professeurs et des maîtres », ajoute-t-il.

M. Sarkozy réaffirme que Les Républicains « reviendront » sur la réforme du collège et sur celle des rythmes scolaires.

Il réaffirme que « la présence des enseignants dans les établissements ne peut plus se limiter aux seules heures de cours. C’est à eux et non à des +animateurs+ sans formation ni légitimité qu’il revient d’organiser le temps scolaire et ce rôle doit avoir une véritable contrepartie salariale ».

Autres propositions: la prise en charge des élèves en difficulté dans un « CP plus », avec « accompagnement renforcé », « l’extension du service militaire adapté pour (la) jeunesse en difficulté ». Il souhaite également « confier l’approbation finale » des programmes « à l’Institut de France et donc aux académies ».

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