Loi travail: plus d’une trentaine de lycées bloqués selon le ministère, 150 selon l’UNL

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Plus d’une trentaine de lycées étaient bloqués en France mardi, nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail, selon le décompte du ministère de l’Education nationale, qui prévient que toute dégradation matérielle à l’intérieur des établissements donnera lieu à des enquêtes.

La rue de Grenelle a répertorié des blocages dans 34 établissements sur les 2.500 que compte la France, contre quelque 170 lors de la précédente journée de mobilisation, le 31 mars. Un chiffre très éloigné de celui de l’Union nationale lycéenne (UNL), qui en répertorie 150, dont une quarantaine en région parisienne.

Même dans les académies en vacances, des lycéens « ont organisé beaucoup d’actions dans leurs villes, hors des lycées », ajoute l’organisation lycéenne.

Dans un communiqué, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem « condamne ces blocages qui conduisent trop souvent à des débordements inacceptables », faisant référence à un incendie volontaire qui a détruit le hall d’accueil d’un établissement de Levallois-Perret (ouest de Paris).

Elle remercie les chefs d’établissement de leur « vigilance » et « regrette que quelques individus, le plus souvent extérieurs aux établissements, viennent volontairement provoquer des dégâts matériels ». « Des enquêtes seront ouvertes et les responsables devront en répondre », prévient-elle.

La ministre, accompagnée du préfet de police de Paris, avait rencontré la veille la responsable parisienne du principal syndicat des chefs d’établissement, le SNPDEN. L’organisation avait exprimé son « ras-le-bol » la semaine dernière, estimant que le personnel éducatif était trop souvent laissé seul face à aux casseurs ou jeunes désireux d’en découdre.

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