Loi Travail: les « Nuits debout » commencent à Nantes et Rennes

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Plusieurs centaines de jeunes, et moins jeunes, ont entamé mardi à Nantes et à Rennes leurs premières « Nuit debout » contre le projet de loi sur le travail, à l’image de celles entamées depuis jeudi dernier sur la place de la République à Paris.

A Nantes comme à Rennes, les étudiants avaient appelé à tenir ces « Nuits » dès jeudi dernier mais les places qu’ils visaient dans les centre historiques leur avaient été interdites par les forces de l’ordre, donnant lieu à des heurts longs et vifs avec les manifestants jeudi dernier.

A Nantes quelque 300 personnes sont réunies vers 19h place du Bouffay en début de soirée mardi, en cercle, dans le calme.

A partir de 20h, ils se réunissent en petits groupes pour des « ateliers » sur le travail, les médias, l’environnement… Après une manifestation ponctuée de heurts intenses et de nombreuses dégradations en ville, un hélicoptère continue à les survoler.

Deux, puis trois tentes sont montées.

Cette « Nuit debout », « c’est intimidant et exaltant », lance « Camille », un jeune homme de 32 ans. « J’attendais un moment comme ça, comme aujourd’hui, depuis longtemps, montrer quelque chose de positif, pas juste être dans le refus de quelque chose ».

« On n’a pas d’autorisation ici, mais je ne vais pas demander l’autorisation. La place est à nous, on veut réoccuper la place publique, comme une agora », poursuit-il. Anita, Nantaise de 49 ans, ne se voit « pas tenir toute la nuit », mais a apporté en soutien « une couverture ». « Il faut que ça change. Avec ce gouvernement, on ne sait pas où on va. Je n’ai pas voté pour ça moi ».

A Rennes, après une journée agitée, avec une nouvelle occupation des voies SNCF, la troisième en trois semaines, ce sont quelques 200 personnes qui sont rassemblées en début de soirée, en rond sur l’immense esplanade Charles de Gaulle, au centre de la ville de Rennes.

La plupart sont assis sur le sol, avec couvertures, pique-nique, des instruments de musique. L’ambiance est très calme, très pacifique.

Parmi eux, essentiellement des jeunes étudiants ou jeunes travailleurs mais aussi un petit nombre de personnes d’un certain âge.

Un militant syndical prend la parole, explique l’importance du code du travail, de son histoire, le fait que tous les droits acquis sont actuellement attaqués…

Une dame, la quarantaine, intervient, « ni syndiquée ni dans un parti politique », précise-t-elle: « on n’a plus les mains sur notre avenir, on n’a plus aucune possibilité d’agir sur tout ce qui nous concerne »…

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