Les organisations de jeunesse reçues mercredi au ministère de l’Education nationale

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Les organisations de jeunesse seront reçues par les ministres Najat Vallaud-Belkacem, Myriam El Khomri et Patrick Kanner mercredi au ministère de l’Education nationale, au lendemain d’une nouvelle journée de mobilisation contre le projet de loi travail.

Ces réunions débuteront à 12H00 avec l’Unef, la principale organisation étudiante à la pointe de cette mobilisation, suivie de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) à 13H30, selon l’agenda de la ministre de l’Education nationale.

Après la séance de questions au gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem (Education nationale), Myriam El Khomri (Travail, Emploi, Formation professionnelle et Dialogue social) et Patrick Kanner (Jeunesse et Sports) recevront les organisations lycéennes SGL (Syndicat général des lycéens), UNL (Union nationale lycéenne) et Fidl (Fédération indépendante et démocratique lycéenne) à 16H30.

Cette série d’entretiens se terminera avec la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et le Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC) à 17H30.

Après la journée de mobilisation contre la projet de loi travail jeudi, qui avait réuni entre 390.000 (autorités) et 1,2 million (organisateurs) de personnes, le Premier ministre Manuel Valls avait promis de recevoir les organisations de jeunesse « avant la mi-avril ». Il s’était notamment dit « prêt à regarder » certaines propositions de l’Unef pour « améliorer l’ensemble des politiques publiques vers la jeunesse ».

Le président de l’Unef William Martinet a réclamé lundi des mesures sur l’insertion professionnelle des jeunes.

« C’est une bonne chose que ce gouvernement accepte de discuter avec nous, ce n’était pas le cas ces derniers mois. Mais cette discussion ne va pas être simple parce qu’il reste un désaccord profond sur le projet de loi travail, dont nous continuons à demander le retrait », a-t-il déclaré sur RMC.

« Il y a un terrain de discussions sur lequel j’espère qu’on pourra avancer, c’est celui de nos contre-propositions sur l’insertion professionnelle des jeunes. Le principe fondamental, c’est +comment on s’assure que les jeunes soient respectés sur le marché du travail, (durant) ce temps d’insertion professionnelle qui est en fait un temps de bizutage social ?+ », a-t-il poursuivi.

En arrivant sur le marché du travail, « vous n’avez pas de droits sociaux, pas le RSA parce que vous avez moins de 25 ans, pas les allocations chômage parce que le mode de calcul est défavorable et vous n’avez pas de droit à l’emploi stable puisqu’on sait que les contrats précaires concernent très majoritairement les jeunes », a-t-il souligné, prenant l’exemple d’un étudiant « boursier » qui a « fait Bac+2 ».

« Une fois qu’il obtient son diplôme, du jour au lendemain il n’a plus de bourse et ce n’est pas compensé ni par le RSA, ni par les allocations chômage et il se retrouve totalement sans ressources. S’il a un peu de chance il retourne voir ses parents, sinon il se retrouve dans une situation de grande précarité », a-t-il détaillé.

« En France, huit contrats sur dix sont des CDI mais chez les jeunes, c’est l’inverse: c’est à 80% des CDD et à 70% des CDD de moins d’un moins, a-t-il rappelé: « On a besoin d’une politique publique qui dise +on pénalise les embauches en CDD et on favorise les embauches en CDI+ ».

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