Ecoles marseillaises: Gaudin reconnaît « ici ou là » des travaux « qui nous ont échappé »

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Le maire LR de Marseille Jean-Claude Gaudin a reconnu vendredi que des travaux nécessaires dans des écoles de la ville avaient « ici ou là, sans doute (…) un peu échappé » à la municipalité, au centre d’une polémique sur l’état de certains établissements scolaires depuis plusieurs semaines.

« Il y a 444 écoles communales dans notre ville… Il est certain qu’ici ou là, sans doute, il y avait des travaux qui auraient dû être faits qui nous ont un peu échappé », a déclaré M. Gaudin lors d’une séance du conseil municipal, au cours de laquelle plusieurs mesures en faveur des écoles de la ville ont été adoptées.

« Mais sur 444 écoles, ça n’est pas la situation apocalyptique que vous venez de décrire », a-t-il poursuivi à l’adresse des élus de l’opposition. « Oui, il nous est arrivé quelque chose qu’on n’avait pas visiblement bien envisagé, bien prévu. Nous y avons répondu immédiatement. Que vous le souligniez, que vous nous disiez +Faites attention+, tout cela est acceptable. Que l’on veuille polémiquer, que l’on veuille en faire une affaire politique, ça, ça n’est pas acceptable », a-t-il ajouté.

La municipalité, qui a adopté vendredi son budget 2016, a notamment alloué 5 millions d’euros supplémentaires pour des travaux dans les écoles, un effort qui doit être reconduit en 2017 et 2018, assure-t-elle.

Depuis le début de l’année scolaire, la municipalité a en outre dû dépenser « plus de 500.000 euros » pour restaurer des écoles « vandalisées, incendiées, pillées », a pointé M. Gaudin. « C’est une nouvelle forme d’un terrorisme auquel on est habitués : détruire ce que nous essayons de faire bien », a-t-il tonné.

Lors du précédent conseil municipal, qui avait eu lieu début février en plein coeur de la polémique sur l’état des écoles marseillaises, M. Gaudin avait affiché sa volonté de jouer la transparence en organisant une visite de presse dans quelques écoles des quartiers nord, tout en dénonçant une opération de « Marseille bashing ».

La polémique sur le mauvais état des écoles marseillaises, récurrente, avait ressurgi la faveur d’une lettre ouverte sur internet d’une institutrice, dont la colère a été relayée par des parents d’élèves et d’autres enseignants.

Se félicitant que 187 écoles « seulement » sur 444 aient signalé des « dysfonctionnements » dans un cahier de doléances réalisé par des syndicats et remis au cours de la semaine au préfet, l’adjointe aux écoles, Danièle Casanova, a elle aussi dénoncé vendredi une « exagération politicienne ». « Qu’est-ce qui est le plus nocif pour nos écoliers? », a-t-elle interrogé: « Un robinet qui fuit dans nos écoles ou les jeunes dealers et les tirs de Kalachnikov à la porte de cette même école? ».

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