Airbus veut se féminiser, promeut la filière aéronautique chez les collégiennes

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Airbus, qui a décidé de féminiser son personnel, a reçu vendredi à Toulouse soixante-dix collégiennes pour leur démontrer que l’industrie aéronautique n’était pas spécifiquement réservée aux garçons.

« Il faut commencer le plus tôt possible à expliquer aux jeunes que l’aéronautique c’est aussi pour les femmes », a affirmé Yoann Lacan, responsable diversité et de l’engagement pour Airbus, organisateur de l’opération « Les Elles du futur », auprès d’adolescentes en classe de 4e.

Actuellement, l’effectif féminin d’Airbus est de 18,8%. « L’objectif est cette année de recruter 30% de femmes » sur les 1.000 personnes que l’entreprise va embaucher, essentiellement à la production, a précisé M. Lacan.

Au cours de cette journée, la huitième depuis 2012, les élèves de sept collèges de la région, dont un situé en Zone d’éducation prioritaire de Toulouse, ont visité les chaînes de montage de l’A320 ou de l’A330.

« Mon rôle est de donner envie de faire des métiers techniques, de montrer qu’il n’y a rien d’impossible et pas de difficulté à travailler dans un environnement masculin », a renchéri Magali Gence, ingénieure d’Airbus.

Les adolescentes ont interrogé des ingénieures mais aussi des ouvrières, appelées « compagnonnes » dans le langage Airbus, des techniciennes ou encore des élèves du lycée Airbus.

Au menu, des questions sur leur métier, sur les salaires ou encore sur leur rôle de maman…

« Nous n’avons pas de statistiques sur la réussite de ces journées. Mais on sait que cela marche », a ajouté M. Lacan.

Laure, 17 ans, qui avait participé à une de ces opérations, est ensuite entrée au lycée Airbus, en mécanique. « J’ai décidé de passer le concours après ma visite il y a deux ans. Je fais un métier d’homme. Mais on est vite intégrées », souligne-t-elle.

Le lycée Airbus accueille -sur concours- 350 élèves sur 3 niveaux après la 3e et forme à des bacs pro. « Il n’y a que 12% de filles. On sème des petites graines », constate Véronique Baudry, ingénieure et détachée au rectorat.

Parmi les visiteuses de la journée, plusieurs collégiennes ont été ébahies. « Tout m’a plu. Je vais réfléchir à passer le concours », a affirmé Emma, du collège des Cèdres à Castres. « Je n’avais pas pensé faire ça. C’est une découverte. Je suis impressionnée mais je vais aussi peut-être tenter », a renchéri sa copine Élise.

Au collège Stendhal, situé en ZEP à Toulouse, Sihem et Inès ont aussi été séduites. Elles envisagent également le concours, alors que Rodayne était déjà conquise: « Je rêve d’avion depuis que je suis toute petite », a-t-elle confié.

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