Danser pour enrichir son vocabulaire

Acquérir du vocabulaire par la danse, c'est possible, dès le plus jeune âge, selon une étude québecoise. Un guide pédagogique est disponible pour les enseignants intéressés.

Happy sporty children ©Shmel-fotolia.com

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Le site d’actualité de l’université du Québec à Montréal (UQAM) fait part d’une initiative très intéressante concernant l’apprentissage du vocabulaire par les enfants.

Les professeures Catherine Turcotte et Christa Japel, du Département d’éducation et formation spécialisées, et Caroline Raymond, du Département de danse de l’UQAM, ont décidé de conduire une étude auprès d’enfants de 4 à 6 ans de milieux défavorisés, et de tester l’impact de la danse sur leur apprentissage du vocabulaire. Les chercheurs ont fait porter leur étude sur le vocabulaire des saisons.

L’activité proposée aux enfants a été par exemple, explique l’article de l’UQAM, « d’illustrer la transition entre l’hiver et le printemps. » Pour cela, les enfants ont été conviés à « incarner des arbres gelés et à réchauffer chaque partie de leur corps ». L’animatrice de l’activité a ainsi fait « dégeler » les mains, « réveiller les racines des arbres »avec les pieds ou encore « chercher la lumière avec la tête ».

Des résultats probants, mais…

Le résultat ? Très positif pour les enfants qui disposaient d’un vocabulaire de base sur les saisons, et au-delà des attentes pour ceux qui avaient déjà un bon niveau de vocabulaire.

« Les enfants qui avaient de très bonnes connaissances ont été stimulés de manière exceptionnelle, leur vocabulaire a explosé, comme s’il n’y avait pas de limite à l’acquisition de vocabulaire », indique la professeure Catherine Turcotte. Elle ajoute que certains enfants ont même « enrichi leur vocabulaire de mots qui n’avaient pas été utilisés lors de l’activité, comme si leur curiosité avait été déclenchée. »

Le résutat n’est par contre pas probant pour les élèves qui disposaient de peu de vocabulaire au départ. « Il faudrait sans doute des interventions individuelles et intensives auprès de ces enfants », reconnaît Catherine Turcotte.

On peut lire sur le site canadien Erudit un article détaillé consacré à cette étude qui parle précisément de cet écart, au travers d’un focus sur trois enfants de quatre ans de niveaux très différents ayant participé à l’éude. Martine, l’enfant qui avait au départ le moins de vocabulaire « n’a pas exprimé un accroissement de mots relatifs au champ lexical des quatre saisons » suite à l’activité dansée, contrairement à ses 2 camarades, ayant respectivement un « bon niveau » et un « niveau moyen » avant l’activité.

Une expérience pédagogique à tenter ?

Le projet, même s’il n’est pas parfait, mérite certainement d’être tenté. Les enseignants qui souhaiteraient tenter cette expérience ont à leur disposition un guide pédagogique sur le site de l’équipe de recherche Apprenants en difficulté et littératie (ADEL) de l’UQAM, qui comprend toutes les informations nécessaires à la mise en place de l’activité dansée sur les quatre saisons.

Le guide pédagogique propose également une ouverture sur d’autres champs lexicaux : les animaux, les dimensions et les formes, les métiers, et sur des activités en art plastique.

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