Loi travail: incidents à Nantes lors du défilé étudiants/syndicats

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Des incidents ont opposé à plusieurs reprises les forces de l’ordre à des manifestants cagoulés dans des face-à-face tendus, jeudi à Nantes, lors d’un défilé rassemblant entre 6.000 et 8.000 personnes contre la loi travail, a constaté une journaliste de l’AFP.

Des manifestants cagoulés qui défilaient rue de Strasbourg ont d’abord jeté des projectiles en direction des forces de l’ordre qui bloquaient les axes perpendiculaires à cette artère du centre-ville. Les forces de l’ordre ont chargé les manifestants, faisant usage de matraques et tirant des gaz lacrymogènes.

De nouveaux tirs de grenades lacrymogènes ont eu lieu à proximité de la préfecture et du Conseil départemental, les forces de l’ordre étant à nouveau la cible de projectiles, dont des pierres, a-t-on indiqué de source policière.

Un troisième face-à-face très tendu s’est déroulé au niveau d’un pont enjambant l’Erdre, un affluent de la Loire coulant à Nantes. Les forces de l’ordre ont chargé en direction de plusieurs centaines de jeunes gens, dont certains cagoulés, a constaté la journaliste de l’AFP.

Des membres des forces de l’ordre ont fait usage de leur Flash-ball, en l’air, à deux reprises, selon l’AFP.

Des poubelles brûlaient au milieu d’une ligne de tramway.

Au moins neuf personnes ont été interpellées, selon la préfecture.

Quelque 6.000 personnes, selon la préfecture, 8.000 selon la CGT, participaient à cette manifestation contre le projet de loi de réforme du code du travail à l’appel des organisations étudiantes et syndicales.

« Loi travail loi du capital », « Luttes sociales grève générale », scandaient notamment les manifestants qui défilaient derrière des banderoles proclamant « Il faut arrêter les Khomri », « Loi travail précarité à perpétuité » ou encore « Travailleurs-euses de demain disent ‘stop' ».

Le gouvernement « nous pousse à nous mobiliser », a déclaré une jeune étudiante en première année de Lettres modernes, déplorant, avec la loi Travail, « un retour à l’époque de Germinal ».

« Pour l’instant, je suis jeune, mais quand ça fera 15 ans que je travaillerai à raison de 12 heures par jour, je pense que l’usure professionnelle se fera sentir beaucoup plus vite », a déclaré Corentin, 20 ans, en première année de formation d’éducateur spécialisé.

Le 17 mars, un précédent défilé avait rassemblé jusqu’à 3.500 personnes à Nantes, selon la police, donnant également lieu à des incidents. Sept personnes avaient été placées en garde à vue, dont une, un jeune homme de 22 ans, a été condamné lundi en comparution immédiate à six mois de prison ferme pour « participation à un attroupement armé aggravé par la dissimulation du visage », « violences sur dépositaire de l’autorité publique sans ITT » et rébellion sur commissaire de police. Il était accusé d’avoir dégradé une vitrine de banque.

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