Loi travail: blocage de Sciences Po, Paris 8 et de lycées parisiens

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Le principal bâtiment de Sciences Po Paris était bloqué jeudi matin selon des sources concordantes tout comme plusieurs lycées, selon l’organisation lycéenne UNL, pour demander le retrait du projet de loi travail, le jour de sa présentation en Conseil des ministres.

Une centaine d’étudiants bloquaient les principales entrées de l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris, ont déclaré plusieurs étudiants à l’AFP. Ils demandent le retrait du projet de loi El Khomri, a expliqué une étudiante, soulignant par ailleurs qu’ils réclament une dispense d’assiduité aux cours les jours de mobilisation.

La direction évoquait dans un communiqué « un groupe d’une trentaine de manifestants ». Du fait du blocage, les cours prévus jeudi matin au 27, rue Saint Guillaume, « ont été annulés afin de garantir la sécurité de nos étudiants et de nos enseignants et salariés ». Des cours se poursuivent dans d’autres bâtiments et des mesures seront prises « pour permettre au mieux le rattrapage » des enseignements annulés, a précisé l’école.

A Paris 8, une assemblée générale avait voté mardi le blocage de l’université de Saint-Denis ce jeudi, en vue de la manifestation des organisations de jeunesse à la mi-journée au départ de Montparnasse.

« Un certain nombre de lycées sont bloqués ce matin », a également indiqué une porte-parole de l’UNL, sans plus de précisions.

C’était le cas à Paris, au lycée Monet, ou encore, partiellement au lycée Buffon, où des élèves ont bloqué les portes principales avec des poubelles et des palettes en bois, mais ceux qui le souhaitaient pouvaient entrer par des portes latérales, a constaté une journaliste de l’AFP.

Debout sur les poubelles, des élèves munis de hauts-parleurs criaient « Buffon Buffon mobilisé, ce sera comme ça jusqu’au retrait », et chantaient la Marseillaise, agitant un drapeau français et un drapeau du club de football parisien, le PSG.

Le proviseur de l’établissement criait aux élèves: « Vous emmerdez tout le quartier, ça devient un jeu des poubelles! ».

« On bloque parce qu’il y a plein de lycéens qui (ne) sont pas au courant de la loi et on veut qu’ils se mobilisent », explique Adèle, 17 ans, en terminale. « On est des lycéens auto-organisés, les syndicats ne nous représentent pas », a-t-elle assuré.

Fatima 16 ans, en première, se dit elle « partagée. Je suis contre cette loi mais pas pour le blocus, on sait qu’ils font ça juste pour (ne) pas aller en cours ». Une de ses camarades lance : « En plus on a le conseil de classe ce soir, ça tombe un peu mal! ».

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