Loi travail: échauffourées sur le campus de Tolbiac entre étudiants et police après les manifestations

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Des échauffourées ont opposé jeudi dans la soirée étudiants et forces de l’ordre sur le campus universitaire de Tolbiac à Paris, après les manifestations contre la loi travail, et cinq personnes ont été interpellées, a-t-on appris de sources concordantes.

Vers 18H15, une centaine de jeunes ont envahi un amphithéâtre de l’université du sud-est parisien pour une assemblée générale, selon une source policière et des étudiants interrogés par l’AFP sur place. Une centaine d’autres étudiants sont restés dehors, les CRS leur ayant bloqué l’accès, ont ajouté des témoins.

Les forces de l’ordre sont alors intervenues « sur réquisition du président de l’université », a précisé la source policière. Tolbiac, à l’instar de plusieurs autres sites universitaires, avait été fermée sur décision de l’administration en raison de la mobilisation.

Lors de cette intervention, des « échauffourées » ont éclaté, a ajouté la source, précisant que cinq personnes avaient ensuite été interpellées pour « dégradations, menaces et jets de projectiles ».

Cette source a également fait état de deux policiers légèrement blessés, assurant que les étudiants s’étaient ensuite dispersés et que les incidents étaient terminés.

« Les CRS ont défoncé les portes, nous on est restés assis pour montrer qu’on ne bougera pas », a raconté Angèle, 19 ans, étudiantes en lettres. « On était juste là pour discuter. On a eu peur. Les CRS, ils ne réfléchissent pas, ils nous tapent juste dessus. »

Hugo, 20 ans, étudiant en humanités, a assuré que les jeunes avaient été « dégagés violemment » et certains « frappés ». « Ils nous ont parqués dehors, on a vu qu’il y avait trois blessés, à la tête et aux bras », a ajouté Oskar, étudiant en philo de 21 ans.

Interrogée par l’AFP, l’Unef, a « condamné » la « violence de certains individus » parmi les jeunes mais a rejeté la responsabilité sur l’université, lui demandant « de rouvrir ses portes et de cesser d’envoyer systématiquement des CRS ». Le premier syndicat étudiant au aussi réclamé « la libération » des jeunes arrêtés.

Auparavant, des incidents avaient émaillé dans la journée plusieurs manifestations d’organisations de jeunesse contre le projet contesté de réforme du droit du travail, et 23 autres personnes avaient été interpellées dans toute la France, dont quatre à Paris.

Cette nouvelle journée de mobilisation a réuni environ 69.000 manifestants dans toute la France, selon les autorités, tandis que l’Unef a recensé 150.000 jeunes au niveau national.

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