Savoie: un instituteur renvoyé devant les assises pour viols sur mineurs

logo AFP

Un instituteur de 50 ans, soupçonné d’avoir violé ou agressé sexuellement une trentaine d’enfants entre 2011 et 2013, devrait être jugé prochainement par les assises de la Savoie, a-t-on appris mardi de source concordantes.

La juge d’instruction a rendu la semaine dernière son ordonnance de mise en accusation visant Éric M., mis en examen et écroué pour « viol sur mineur par personne ayant autorité » en avril 2013 après le dépôt d’une plainte par les parents d’une fillette agressée, selon ces sources.

Cette décision est conforme aux réquisitions du parquet, rendues publiques lundi.

Instituteur de maternelle et CP entre 2010 et 2013 dans une école à La Planaise, une commune rurale proche de Chambéry, l’enseignant est aussi suspecté de s’être livré à des agression sexuelles dans un camp de vacances de Mornac-sur-Seudre (Charente-Maritime) où il encadrait des enfants.

La justice le soupçonne d’avoir imposé par surprise des fellations à plusieurs de ses élèves dans le cadre de ce qu’il appelait « un atelier du goût », durant lequel les enfants, les yeux bandés, devaient identifier des « choses » que l’enseignant leur faisait goûter.

Des images pédopornographiques ont aussi été retrouvées sur l’ordinateur personnel de l’enseignant, qui n’avait jamais été condamné pour des faits de ce type auparavant.

Contacté par l’AFP, l’avocat de l’instituteur n’a pas souhaité faire de commentaire.

Cette affaire avait éclaté deux ans avant celle visant le directeur d’école de Villefontaine (Isère), accusé de faits similaires lors de ses différentes affectations en Isère et dans le Rhône. La justice a recensé 61 victimes potentielles.

Cet enseignant, Romain F., 45 ans, avait en outre été condamné en juin 2008 par le tribunal correctionnel de Bourgoin-Jallieu (Isère) à six mois de prison avec sursis avec une obligation de soins pendant deux ans pour avoir téléchargé des images pédopornographiques. Mais cette condamnation n’avait pas été assortie d’une interdiction d’entrer en contact avec des enfants, ni signalée à son administration, alors même qu’elle figurait à son casier judiciaire.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous