Valls sur la loi travail: « nous souhaitons bâtir un compromis dynamique et ambitieux »

logo AFP

Manuel Valls a expliqué vendredi vouloir « bâtir un compromis dynamique et ambitieux » autour du projet de loi sur le travail, dont il promet de « corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être », au sortir d’une rencontre avec les organisations étudiantes et lycéennes.

« Nous souhaitons, avec Myriam El Khomri et Emmanuel Macron, bâtir un compromis qui soit dynamique et ambitieux pour les entrepreneurs et pour les salariés de ce pays », a déclaré à la presse le Premier ministre lors d’une déclaration à l’hôtel de Matignon.

« Réformer, ça n’est pas passer en force, ça n’est pas brutaliser », a poursuivi M. Valls qui entend « corriger, rectifier, changer ce qui doit l’être, lever les ambiguïtés et répondre aux interrogations qui se sont fait jour, non seulement de la part des organisation patronales, syndicales et de la jeunesse, mais d’une manière générale dans la société ».

« Lundi prochain, nous tirerons devant l’ensemble des partenaires sociaux les conclusions de cette semaine de dialogue pour pouvoir avancer, et adresser ensuite les modifications les changements qui s’imposeront au Conseil d’Etat afin que le Conseil des ministres du 24 mars prochain puisse adopter ce texte de loi », a également dit le Premier ministre.

Après les syndicats et le patronat, M. Valls recevait vendredi les organisations étudiantes et lycéennes, deux jours après les premières manifestations contre ce projet de loi.

Au sortir de cette rencontre, le président de l’Unef William Martinet a déclaré que « le désaccord de fond rest(ait) entier » et a appelé à « amplifier » la contestation, tandis que son homologue de la Fage a indiqué que « la porte n'(était) pas fermée » avec le gouvernement.

« Ce sentiment d’angoisse par rapport à l’avenir, de précarité, nous l’entendons », « il serait absurde de (le) nier », a réagi le Premier ministre qui a rappelé que « la jeunesse (était) la priorité du quinquennat de François Hollande ».

« A cette angoisse, nous devons répondre à la fois par la liberté et par la sécurité. Et cette sécurité, à travers des droits à la formation, nous devrons bien sûr les proposer. (…) « Nous aurons donc également sur ces sujets-là l’occasion d’y revenir lundi », a-t-il ajouté.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous