Loi Travail: « la porte n’est pas fermée » affirme la Fage, qui attend beaucoup de la réunion de lundi

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La Fédération des Associations générales des Etudiants (Fage) a affirmé vendredi après sa rencontre avec Manuel Valls que « la porte [n’était] pas fermée » concernant les discussions autour de la loi Travail, tout en menaçant de mobiliser les 17 et 31 mars s’il elle n’était pas entendue.

« Le 14 (mars), on attend des avancées concrètes, si ce n’est pas le cas, la Fage ne se refuse en aucun cas la possibilité de mobiliser dans les dates qui ont été annoncées, notamment le 17 et le 31 », a déclaré Alexandre Leroy, le président du deuxième syndicat étudiant, sur le perron de l’hôtel de Matignon.

Lundi, « on verra bien comment le gouvernement a écouté, ou pas, ce qu’on avait à lui dire, et ensuite on avisera de la démarche : est-ce qu’il y a un dialogue qui est encore possible? S’il n’y a pas de dialogue, on se battra pour que ce projet de loi n’aboutisse pas », a-t-il expliqué.

Contrairement à l’Unef, première organisation étudiante, reçue juste avant elle à Matignon, la Fage ne réclamait pas le retrait intégral du projet de loi, mais celui de trois volets importants: les dispositions sur les motifs de licenciement économique, les mesures renforçant le pouvoir unilatéral de l’employeur dans l’aménagement du temps de travail, ainsi que le retrait du barème sur les indemnités prud’homales.

La Fage a en outre proposé d’ajouter un « nouveau pilier à ce projet en créant un droit universel à la formation », précisant que son organisation n’avait reçu « rien de concret » de la part du gouvernement, « pas d’engagement ». « Il va falloir que le gouvernement écoute très très sérieusement ce qu’on leur a dit ce matin », a-t-il lancé.

« Le gouvernement sait qu’il ne peut pas être inflexible, c’est la confrontation ou la négociation », a ajouté Alexandre Leroy.

La Fage, qui appelle à des rassemblements samedi, au côté des syndicats dits réformistes, a par ailleurs affirmé qu’elle serait présente aux discussions de lundi : « on sera conviés lundi », même si « ça n’est pas encore officiel », a lancé Alexandre Leroy, alors qu’un peu plus tôt le président de l’Unef, William Martinet avait lui indiqué que son organisation n’était pas invitée.

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