El Khomri: le projet de loi travail répond à « l’hyperprécarité » des jeunes

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La ministre du Travail Myriam El Khomri a assuré vendredi aux Ulis (Essonne) que son projet de loi sur le droit du travail, contesté par les organisations étudiantes et lycéennes, « permettra de répondre à l’hyperprécarité » des jeunes.

Mme El Khomri, qui était au côté du Premier ministre Manuel Valls vendredi matin à Matignon pour recevoir les organisations de jeunesse, a dit comprendre « une forme d’exaspération, de mécontentement (…) liée à cette hyperprécarité ».

« Ces jeunes qui cumulent des CDD, des vacations, c’est la réalité du monde du travail. Ma loi permettra de répondre à ça (…) en encourageant l’embauche en CDI », a-t-elle assuré en marge d’un déplacement dans une mission locale.

Mercredi, des manifestations contre le projet de révision du droit du travail ont rassemblé entre 240.000 et 400.000 personnes à Paris et dans plusieurs villes, dont des milliers d’étudiants et lycéens.

Parmi les mesures les plus critiquées : les dispositions sur les motifs de licenciement économique, le renforcement du pouvoir unilatéral de l’employeur dans l’aménagement du temps de travail, ainsi que le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif.

« Je suis très sensible au mouvement #OnVautMieuxQueÇa », apparu sur les réseaux sociaux pour protester contre le projet de loi, a dit la ministre. « Oui, ils valent mieux que ça », a-t-elle ajouté, disant ne pas se satisfaire que la France soit « le deuxième pays de l’Union européenne utilisateur de CDD de moins d’un mois ».

« Les jeunes, je les écoute, je les entends et en même temps il faut que nous arrivions à avancer », a-t-elle souligné, concédant que « la loi doit être améliorée, amendée ».

A l’issue des consultations de vendredi matin, Manuel Valls a promis de « bâtir un compromis dynamique et ambitieux ». Il doit recevoir lundi à nouveau tous les partenaires sociaux pour une « restitution » des changements que l’exécutif est prêt à faire. L’examen du texte en Conseil des ministres, d’abord prévu le 9, a été repoussé au 24.

La plupart des organisations de jeunes (l’Unef, la Fage, ainsi que trois organisations lycéennes, la Fidl, l’UNL et la SGL) sont sorties insatisfaites des discussions.

L’Unef, premier syndicat étudiant, classé à gauche, a appelé à une nouvelle journée d’action le 17 mars, à laquelle devraient se joindre les lycéens.

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