A Lyon, des milliers de personnes contre le projet de loi travail

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Plusieurs milliers de personnes, 15.000 selon la CGT et 7.000 selon la préfecture, ont défilé mercredi après-midi à Lyon contre le projet de réforme du droit du travail, la fin de la manifestation donnant lieu à des incidents avec les forces de l’ordre.

Sept policiers ont été légèrement blessés et trois personnes ont été interpellées pour des violences, selon une source policière, lors de ces incidents survenus quand une partie du cortège a rebroussé chemin en fin de manifestation, prenant alors la direction de la préfecture et du siège de la fédération locale du PS.

Les forces de l’ordre leur en barraient l’accès et ont répliqué à des jets de projectiles par des tirs sporadiques de grenades lacrymogènes. Ce face-à-face tendu entre jeunes manifestants et policiers s’est prolongé place Bellecour sous la surveillance d’un hélicoptère, avant la dispersion des derniers manifestants en fin d’après-midi.

Partie de la place Bellecour en début d’après-midi, la tête du cortège, composée en majorité d’étudiants et de lycéens, était arrivée à son terme place Jean-Macé (7e arrondissement) vers 15H00.

Les manifestants, parmi lesquels des retraités, ont défilé derrière des bannières diverses (CGT, FSU, FO, Snes, Solidaires, Nouvelle Donne, etc.) aux cris de « Manu t’es foutu, la jeunesse est dans la rue », avec une variante « Hollande t’es foutu… ». D’autres parodiaient le patron du Medef, « C’est la Gattaz’trophe ».

« Je l’appelle la loi El Connerie! », assène Ratiba Hamache, 55 ans, agent de maîtrise chez Habitat et déléguée syndicale centrale CGT, brandissant la banderole unitaire sur laquelle on pouvait lire: « Projet de loi El Khomri, Retrait immédiat ». Se disant « proche de la retraite », elle ne voit « rien de positif dans ces mesures ». « Je pense à mes enfants et petits-enfants », dit-elle.

Camille, 21 ans, et son amie Laure, 23 ans, toutes deux étudiantes à l’université Lyon II, cherchaient les drapeaux du syndicat Unef. « Ce projet de loi renforce la précarité et ce n’est pas en facilitant les licenciements qu’on favorisera les emplois », déplorait Laure, tandis que Camille jugeait que la loi El Khomri allait donner « trop de pouvoirs aux entreprises ».

Des militants du parti Nouvelle Donne, qui prône la semaine de quatre jours, estimaient que la loi aboutirait à « la précarisation des PME et TPE » au profit des grandes entreprises.

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