Sept Français sur dix opposés à la loi El Khomri (sondage)

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Sept Français sur dix sont opposés au projet de loi sur la réforme du droit du travail, et 63% pensent que Myriam El Khomri est une mauvaise ministre du Travail, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien-Aujourd’hui, à paraître dimanche.

52% des personnes interrogées pensent que l’on peut favoriser l’emploi et l’activité économique en réformant le droit et le code du travail, contre 47% qui ne le pensent pas (1% ne se prononcent pas).

Mais 70% se disent « plutôt opposés » au projet de loi El Khomri, contre 28% « plutôt favorables » (2% NSP).

65% souhaitent qu’il soit modifié en profondeur, et 34% qu’il le soit « à la marge » (1% NSP).

57% soutiennent les manifestations organisées mercredi 9 mars contre ce texte, contre 42% qui ne les soutiennent pas (1% NSP).

63% des personnes interrogées jugent que Myriam El Khomri est une mauvaise ministre du Travail, 19% qu’elle est une bonne ministre, 17% ne savaient pas qu’elle occupait cette fonction, et 1% ne se prononcent pas.

Mme El Khomri recueille 77% de mauvaises opinions contre 23% de bonnes auprès des personnes qui la connaissent, ce qui en fait la plus impopulaire des personnalités politiques testées par cet institut de sondage, précise Odoxa.

75% des Français ne la jugent « pas charismatique », 74% pas solide, 72% pas compétente, 63% inexpérimentée et 54% estiment qu’elle n’a « pas de convictions profondes ». 52% la décrivent pourtant comme courageuse.

38% des sondés pensent que c’est le ministre de l’Economie Emmanuel Macron qui a le plus contribué au contenu du projet de loi, devant Manuel Valls (28%), Myriam El Khomri (26%) et François Hollande (5%).

60% des personnes interrogées sont opposées au plafonnement des indemnités prud’homales, et 61% à l’assouplissement des règles de licenciement économique, deux des dispositions du projet.

Mais 76% sont favorables à la possibilité d’organiser des référendums d’entreprises en cas de négociations bloquées entre direction et syndicats.

Et 49% approuvent la possibilité de laisser aux entreprises de la souplesse pour moduler le temps de travail et les salaires en cas de difficultés économiques, 50% y étant opposés.

Enquête réalisée par internet les 3 et 4 mars, auprès de 1.021 personnes (méthode des quotas).

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