Portiques dans les lycées: l’établissement pilote de Wauquiez n’en veut pas

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La proposition choc de Laurent Wauquiez lors de sa campagne des régionales en Auvergne-Rhône-Alpes a connu un premier revers: le lycée de Moirans (Isère), qui devait être pilote du dispositif, ne s’équipera pas de portiques de détection d’armes, mais de simples tourniquets.

« L’idée de portiques a fait monter tout le monde au créneau dans les établissements, les parents comme les professeurs. Ca serait devenu du flicage tous azimuts », explique à l’AFP le proviseur du lycée Pierre Béghin, Jean-Christophe Ployon, confirmant une information du site Rue89Lyon.

En conséquence, six tourniquets devraient être installés pendant les vacances de Pâques dans ce lycée de Moirans. Cette petite ville avait défrayé la chronique en octobre avec un soulèvement de gens du voyage qui lui a valu de devenir un symbole de l’insécurité lors de la campagne des régionales.

Les élèves seront munis de badges pour passer les tourniquets. Mais ils seront « facilement franchissables, il y a donc un risque d’intrusion », soulève le proviseur, davantage intéressé par l’installation d’un système pour commander à distance les portails existants.

De plus il y aura évidemment les difficultés de gestion des flux. « La région nous parle de moins de 20 minutes mais j’ai une inquiétude là-dessus », poursuit M. Ployon.

Fin janvier, fraîchement élu, Laurent Wauquiez s’était rendu à Moirans, annonçant une expérimentation d’installation de portiques de détection dans quinze lycées, désignant l’établissement de Moirans comme lycée-pilote.

« On propose de mettre en place des portiques avec un système de badges » mais ces mesures seront construites « avec nos proviseurs, au cas par cas. Chaque lycée est différent » a réagi Laurent Wauquiez, également numéro deux du parti Les Républicains, en marge d’une conférence de presse.

Jeudi, l’Unsa Education Auvergne avait publié un communiqué pour faire part de ses réserves « expresses » sur le sujet. Car « l’Unsa privilégie la présence humaine de personnels d’éducation pour contribuer à l’encadrement des jeunes et à leur éducation ».

En février, la section Rhône-Métropole de Lyon de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, avait aussi fait part de son opposition.

Le 11 février, la région a débloqué une première enveloppe de 1,5 million d’euros pour expérimenter la sécurisation des 15 lycées sur les 600 que compte la région. L’équipement est donc estimé à 100.000 euros par établissement.

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