Navire du futur: création à Nantes d’une chaire internationale de recherche

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L’Ecole centrale de Nantes et le groupe d’inspection et de certification Bureau Veritas ont annoncé jeudi à Nantes la création d’une chaire internationale de recherche visant à accroître « significativement » la sécurité et les performances du « navire du futur », plus sûr, plus propre et plus économe.

« L’objectif de cette chaire est de développer des outils de simulation numérique », couplés à des tests en laboratoire, « pour répondre à des problématiques de plus en plus cruciales, en particulier des enjeux de sécurité humaine et environnementale dans le transport en mer et de performance, de pollution et de consommation des navires », a expliqué David Le Touzé, le titulaire de cette chaire basée à l’école d’ingénieurs nantaise.

Le commerce maritime mondial représente 90% du trafic total mondial, avec quelque 50.000 navires qui transportent environ 9 milliards de tonnes par an, un marché qui ne cesse de croître et qui pourrait peser 2.000 milliards d’euros en 2020.

Entre course au gigantisme, avec des porte-conteneurs de plus de 400 mètres de long, qui posent des contraintes de sécurité et de protection de l’environnement, et une tendance à l’économie d’énergie pour réduire la facture et améliorer l’efficacité énergétique des navires, « on a une grosse demande en technicité, en outils et donc en recherche en développement » de la part des armateurs, a souligné Philippe Donche-Gay, président de la division « Marine et Offshore » de Bureau Veritas.

« Dans le domaine énergétique, il y a aujourd’hui une pression réglementaire importante, une pression économique qui a été importante et qui va sûrement le redevenir avec un prix du baril élevé. Les armateurs souhaitent aujourd’hui des bateaux économes », a renchéri Erwan Jacquin, président-fondateur d’HydrOcéan et de NextFlow, deux PME partenaires de la chaire spécialisées en simulation numérique.

Il a cité en exemple la compagnie CMA CGM, qui a inauguré en octobre le plus gros porte-conteneurs battant pavillon français, long de 398 mètres, et qui « peut consommer plusieurs milliards d’euros de fioul par an. Donc faire gagner 5 à 10% ça devient extrêmement important », a-t-il mis en avant.

La chaire de recherche en hydrodynamique et structures maritimes permettra notamment de faire des simulations d’impact de houle sur des navires offshore ou des simulations aérodynamiques pour déterminer les risques d’explosion.

Elle est dotée d’un financement -à la fois public et privé- de 7,5 millions d’euros sur dix ans.

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