Le retrait du projet de loi au coeur de plusieurs appels à manifester le 9 mars

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Des organisations de jeunesse, dont le premier syndicat étudiant, l’Unef, ont appelé mardi à une journée d’action en France le 9 mars pour réclamer le retrait du projet de loi Travail, qui sera aussi au coeur de la mobilisation de plusieurs syndicats de salariés.

Lancée sur Facebook pour la date initialement prévue pour l’examen du projet de loi El Khomri en conseil des ministres, une manifestation est prévue place de la République à Paris à 14H00 à l’appel des organisations de jeunesse (Unef, Unl et Fidl pour les lycéens), avec le soutien, selon l’Unef, d’organisations politiques de la jeunesse (Jeunes communistes, Parti de gauche, NPA…) et syndicales.

Par ailleurs, à l’appel des syndicats régionaux Ile-de-France CGT, FO, FSU et Solidaires, et des mêmes organisations de jeunesse, un autre rendez-vous est fixé devant le siège du Medef à Paris à 12H30 pour se rendre au ministère du Travail.

Des rassemblements auront aussi lieu en régions et plusieurs appels à la grève ont été lancés par des fédérations syndicales.

Hasard du calendrier, c’est encore le 9 mars que la SNCF et la RATP seront en grève pour des motifs internes aux entreprises qui n’ont rien à voir avec le projet El Khomri.

« Avec ce projet de loi, le gouvernement franchit une ligne rouge grave », a déclaré à la presse Marthe Corpet, trésorière de l’Unef. Malgré le report au 24 mars de la présentation du texte, l’Unef a appelé les étudiants à se mobiliser « jusqu’au retrait total et entier du projet de loi » via des assemblées générales, rassemblements, etc.

« Cette réforme démontre le décalage entre le gouvernement et sa jeunesse », a estimé une porte-parole de la Fidl, appelant les lycéens à rejoindre le mouvement.

Dix ans après la dernière grande mobilisation étudiante contre le Contrat Première Embauche (CPE), « c’est un mauvais cadeau d’anniversaire » qu’offre le gouvernement, a estimé Marthe Corpet. « Pour lutter contre le chômage, on nous explique que les salariés doivent avoir moins de droits », or « la baisse des droits des salariés entraîne plus de précarité et plus de chômage », s’étrangle la syndicaliste.

Alors que François Hollande avait fait de la jeunesse une priorité, la représentante de l’Unef a souligné que « la priorité jeunesse, ce n’est pas de précariser les jeunes pendant leurs études puis quand ils accèdent à l’emploi ».

Face à la contestation, le Premier ministre Manuel Valls a accepté de revoir le texte d’ici au 24 mars avec l’objectif toujours affiché d’une adoption définitive avant la pause estivale.

Une pétition contre ce texte, lancée par la militante féministe Caroline De Haas, avait recueilli mardi 850.000 signatures.

Dans sa version initiale, le projet prévoit des référendums d’entreprise pour valider des accords minoritaires, la primauté des accords d’entreprise en matière de temps de travail, une clarification des critères de licenciement économique, un plafonnement des indemnités prud’homales, ou encore la création du compte personnel d’activité (CPA) rassemblant les droits sociaux.

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