Enfants autistes: hausse du nombre des dispositifs d’accueil en maternelle

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Le ministère de l’Education a annoncé la création de 50 unités d’enseignement, dispositif visant à faciliter la scolarisation d’enfants autistes dès la première année de maternelle, à la rentrée 2016, alors que les associations soulignent régulièrement le retard de la France dans ce domaine.

Dans le cadre du troisième plan autisme (2013-2017), 30 unités d’enseignement avaient été créées à la rentrée 2014 et 30 supplémentaires un an plus tard. Avec ces 50 unités installées pour septembre 2016, l’objectif d’une centaine de créations d’ici 2017 est ainsi atteint.

« Certains départements disposeront ainsi de deux dispositifs », note la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem dans un communiqué publié jeudi soir.

Ces unités d’enseignement sont implantées au sein d’une école maternelle. Elles accueillent sept enfants maximum, si possible dès trois ans. Dotées d’un personnel et d’apprentissages adaptés, elles visent à amener ces enfants à suivre un cursus classique au terme de ces trois ans, ou parfois même avant.

L’emploi du temps adapté permet de moduler les temps d’apprentissage individuels et collectifs au sein de l’unité, et au sein de l’école maternelle où se trouve le dispositif.

Ces unités accueillent des enfants présentant des troubles du spectre autistique ou des troubles envahissants du développement (TED).

A la dernière rentrée, l’association Autistes sans frontières (ASF) avait une nouvelle fois protesté contre la pénurie de dispositifs d’accueil des enfants autistes dans le système scolaire français.

La scolarisation de ces enfants reste l’exception, selon ASF, qui évaluait entre 80 et 100.000 le nombre de jeunes autistes en âge d’être scolarisés, dont « au mieux 20% vont à l’école ».

Le 3e plan autisme, lancé en 2013, prévoit la création de 3.400 places d’accueil supplémentaires pour enfants et adultes (soit près de 6.300 places entre 2015 et 2018 en comptant le reliquat du 2e plan), le dépistage précoce de l’autisme, dès 18 mois, une prise en charge précoce et intensive, et une évolution des pratiques professionnelles en fonction des recommandations de la Haute autorité de santé (HAS).

Cette dernière avait estimé en 2012 que l’approche psychanalytique, « non consensuelle », n’avait pas fait la preuve de sa pertinence, et recommandait, dès le plus jeune âge, des méthodes éducatives et comportementales.

En juillet 2015, sept familles ont pour la première fois obtenu en justice des dédommagements de l’Etat pour « carences » de prise en charge de leurs enfants autistes. Le gouvernement n’avait pas fait appel.

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