Un élève en France coûte 113.000 dollars au total, dans la moyenne de l’OCDE (étude)

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La scolarité d’un élève en France coûte au total quelque 113.000 dollars, un montant situé dans la moyenne des pays de l’OCDE, indique une étude publiée mardi, qui place la Norvège en haut du classement et la Corée du Sud en bas.

Du cycle primaire au secondaire, le coût moyen de la scolarité d’un élève dans l’OCDE est évalué à 111.470 USD, une fois pris en compte le pouvoir d’achat dans chaque pays. En France, du cours préparatoire à la fin du second cycle, le coût est de 112.620 USD (102.264 euros), un montant proche de la Finlande ou du Japon.

Au sein de l’OCDE, c’est la Corée du Sud qui dépense le moins (94.350 USD) et la Norvège le plus (174.960 USD), selon la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), qui dépend du ministère de l’Education.

La Norvège dépense beaucoup notamment sur le cycle primaire (89.100 USD par élève), contre 31.000 USD en Allemagne et 35.100 USD en France. Mais ces deux pays se rattrapent dans le secondaire (94.930 USD en Allemagne et 77.560 USD en France), ajoute la DEPP, qui utilise des chiffres de l’OCDE datant de 2012.

Le différence s’explique, en grande partie, par la durée des cycles: le secondaire dure au moins deux ans de plus que le primaire en Allemagne et en France.

Pour le secondaire aussi, la Norvège se situe parmi les pays qui dépensent le plus (85.860 USD sur la totalité du cycle) et la Corée du Sud le moins (près de 50.000 USD).

Les études supérieures varient entre 2,7 ans en moyenne au Royaume Uni et 5,3 ans aux Pays-Bas. Là encore, la France est dans le milieu du classement (4 ans, pour une moyenne de 3,9 ans pour l’OCDE).

Ce sont la Suède et les Pays-Bas qui dépensent le plus par étudiant (quelque 101.000 USD sur la totalité des études) et la Corée du Sud le moins (33.840 USD). La France est à 61.430 USD, soit au-dessus de la moyenne de l’OCDE, qui est de 57.460 USD.

L’étude note que la prise en charge par les pouvoirs publics est « en général prépondérante » pour la durée de la scolarité obligatoire, mais moins importante pour les études supérieures, qui voit « une hausse du recours aux fonds privés, ménages ou entreprises ».

En Finlande ou Norvège, l’enseignement supérieur est en quasi totalité financé par le secteur public. A l’opposé, en Corée, au Japon et aux Etats-Unis, celui-ci ne n’assume qu’entre 29 et 38% du coût. En France, la part du financement public est de 80%.

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